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14 juin 2014 : Journée Mondiale des donneurs de sang

« Un sang sécurisé pour sauver des mères ». Voici le thème de la campagne de cette année 2014. La Journée Mondiale des donneurs de sang vise à sensibiliser la population au fait qu’un accès rapide à du sang et à des produits sanguins sécurisés est primordial pour tous les pays, notamment dans le cadre de la prévention des décès maternels.

Les besoins en sang et en produits sanguins augmentent chaque année. De nombreux patients, qui auraient besoin d’une transfusion sanguine vitale, n’ont pas accès à temps à du sang et à des produits sanguins sécurisés. Selon le Dr Neelam Dhingra, Coordinateur de l’OMS pour la sécurité transfusionnelle, « la collecte de sang auprès de donneurs de sang volontaires non rémunérés est la pierre angulaire d’un approvisionnement en sang sécurisé en quantité suffisante dans tous les pays »

Il existe trois types de donneurs de sang : les donneurs volontaires non rémunérés, les donneurs pour un membre de la famille/de compensation, et les donneurs rémunérés. Les donneurs de sang réguliers, volontaires et non rémunérés, sont la source la plus sûre de sang. Il s’agit du groupe de donneur le plus sûr puisque c’est parmi eux que la prévalence des infections véhiculées par le sang est la plus faible. Les transfusions sanguines servent de complément à divers traitements. 

Les pays à revenu élevé utilisent la transfusion dans le cadre de soins de soutien en chirurgie cardiaque, de transplantations d’organes, de la prise en charge des traumatismes graves et du traitement de tumeurs malignes ou d’affections hématologiques. Les pays à revenu faible ou intermédiaire ont davantage recours aux transfusions pour les complications liées à la grossesse, les accès palustres compliqués par une anémie grave chez l’enfant et les lésions traumatiques.

Près de 800 femmes meurent de complications de la grossesse ou de l’accouchement.

Le sang est vital pour la vie. Malgré les efforts effectués, il faudra encore quelques années pour qu’un substitut artificiel du sang puisse remplacer, à grande échelle, les dons de sang humain. A ce jour, il suffit que 1 à 3% de la population d’un pays donne son sang, pour satisfaire la totalité de ses besoins sanguins. 

Chaque jour, près de 800 femmes meurent de complications de la grossesse ou de l’accouchement. L’OMS encourage donc tous les pays, et ses partenaires, à mettre en œuvre un plan d’activité, mettant l’accent sur l’importance d’un accès rapide à du sang et des produits sanguins sécurisés. L’objectif est de prévenir les décès maternels.

Chaque année, 107 millions d’unités de sang sont collectées. 65% des transfusions sanguines sont administrées à des enfants de moins de 5 ans. Près de la moitié des dons de sang sont recueillis dans des pays à revenu faible ou moyen où vivent 85% de la population mondiale. La fréquence moyenne des dons de sang est 9 fois plus élevée dans les pays à revenu élevé que dans les pays à revenu faible.

Fournir du sang, répondant à la fois aux exigences d’innocuité et à la demande grandissante en termes de volume.

L’OMS espère atteindre 100% de dons du sang volontaires d’ici 2020. L’OMS fournit des orientations et une assistance technique pour aider les pays à élaborer des systèmes nationaux de transfusion sanguine, reposant sur les dons de sang volontaires et non rémunérés. 

Il encourage également les pays à mettre en place des systèmes de qualité pour garantir que du sang et des produits sanguins sécurisés, de qualité, sont mis à disposition et utilisés convenablement, en faveur de toutes les personnes qui en ont besoin.

Entre le moment du don et celui de la transfusion, le sang suit un périple complexe. Il doit, en effet, être testé, conservé, puis transporté avant utilisation. Le défi auxquels sont confrontés les services de transfusion sanguine est de fournir du sang, répondant à la fois aux exigences d’innocuité et à la demande grandissante en termes de volume.

Une seule unité de sang peut servir à plusieurs patients.

Tous les dons sont donc soumis au dépistage de l’infection VIH, de l’hépatite B, de l’hépatite C, et de la syphilis avant toute transfusion. Cependant, dans 25 pays, tous les dons de sang ne sont pas testés à la recherche d’une ou plusieurs de ces infections. Ces tests ne sont pas fiables dans de nombreux pays, en raison de la pénurie de personnel, de la mauvaise qualité des kits de dépistage, d’un approvisionnement irrégulier ou de l’absence de services de laboratoire de base.

Une seule unité de sang peut servir à plusieurs patients, en fractionnant le sang en ses différents constituants dont il a besoin. Près de 97% du sang collecté dans les pays à revenu élevé, 78% de celui des pays à revenu moyen, et 40% de celui des pays à revenu faible sont soumis à un tel fractionnement. 

Remercier les donneurs de sang volontaires, non rémunérés.

Le 14 juin de chaque année, les pays du monde entier célèbrent la Journée Mondiale du donneur de sang, initiée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), la Fédération Internationale des Organisations de Donneurs de Sang (FIODS) et la Société Internationale de Transfusion Sanguine (SITS). Cet événement vise à sensibiliser au besoin de sang et de produits sanguins sécurisés, et à remercier les donneurs de sang volontaires, non rémunérés, de leur action qui contribue à sauver des vies.

Cette année, l’hôte de la Journée Mondiale du donneur de sang est le Sri Lanka. Le pays encourage le don volontaire non rémunéré, pour accroître l’accès au sang et aux produits sanguins sécurisés, en quantité suffisante. 

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