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14 mai 2014 : Journée Mondiale contre l'Hypertension

Depuis 2005, le 14 mai est déclaré Journée Mondiale de l’Hypertension Artérielle, par la Ligue mondiale contre l’Hypertension. Cette Journée est l’occasion de communiquer au public l’importance de l’hypertension, ainsi que la gravité de ses complications médicales. Elle vise également à fournir de l’information sur sa prévention, sa détection et son traitement.

L’hypertension, ou tension artérielle élevée, est une maladie dans laquelle les vaisseaux sanguins subissent en permanence une pression élevée. Le sang est transporté dans les vaisseaux, du cœur vers toutes les parties du corps. A chaque battement de cœur, du sang est envoyé dans les vaisseaux. La tension artérielle est créée par la pression du sang contre les parois des vaisseaux sanguins (artères) tandis qu’il est expulsé par le cœur. Plus la pression est élevée, plus le cœur est sollicité, et donc plus il doit pomper. 

Quand le cœur se contracte, on parle de pression systolique, et quand il se relâche, on parle de pression diastolique. Pour un adulte, la tension artérielle est estimée à 120 mmHg (millimètres de mercure) lorsque le cœur se contracte, et à 80 mmHg lorsqu’il se relâche. Au-delà de 140 mmHg lorsque le cœur se contracte, et au-delà de 90 mmHg lorsqu’il se relâche, la tension artérielle est considérée comme élevée. Sur le plan cardio-vasculaire, on considère comme normales des valeurs pouvant descendre jusqu’à 105 mmHg pour la pression systolique, et 620 mmHg pour la pression diastolique. La pression sanguine est consignée sous forme de deux chiffres, que l’on écrit habituellement l’un au-dessus de l’autre. La valeur supérieure est celle de la pression sanguine systolique. La valeur inférieure est celle de la pression sanguine diastolique.

Si elle n’est contrôlée, l’hypertension peut provoquer une crise cardiaque.

Le docteur Margaret Chan, directrice générale de l’OMS en 2013, explique que l’hypertension est « un tueur silencieux et invisible qui se manifeste rarement par des symptômes tangibles ». De nombreuses personnes ignorent donc qu’elles en sont touchées. D’après une étude française ENNS (Etude Nationale Nutrition Santé), seulement la moitié des adultes présentant une pression artérielle élevée étaient au courant de leur hypertension. L’hypertension peut causer des maux de tête, essoufflements, étourdissements, douleurs thoraciques, palpitations cardiaques et saignements de nez. Néanmoins, dans la majorité du temps, les personnes souffrant d’hypertension ne ressentent aucun symptôme.

L’hypertension peut être dangereuse. Plus la pression artérielle est forte, plus le risque d’endommager le cœur et les vaisseaux au niveau des organes essentiels est élevé.  Si elle n’est pas contrôlée, l’hypertension peut provoquer un grossissement du cœur, aboutissant à une insuffisance cardiaque, mais aussi une crise cardiaque. Les vaisseaux sanguins peuvent développer des renflements (anévrismes) et des points faibles qui favorisent leur obstruction et leur rupture. La pression dans les vaisseaux sanguins peut entraîner une hémorragie cérébrale ainsi qu’un accident vasculaire cérébral, dit AVC. L’hypertension peut aussi être à l’origine d’une insuffisance rénale, d’une cécité et d’une déficience cognitive.

90% d’hypertendus chez les personnes âgées de 85 ans.

Les conséquences de l’hypertension pour la santé peuvent être aggravées par d’autres facteurs, tels que le tabagisme, une mauvaise alimentation, une consommation excessive d’alcool, le manque d’activité physique, ou encore l’exposition au stress permanent, l’obésité, l’hypercholestérolémie, et le diabète sucré. Ces facteurs augmentent les risques de crise cardiaque, d’AVC et d’insuffisance rénale. 

L’hypertension artérielle est la plus fréquente des affectations cardiovasculaires, touchant environ 20% de la population adulte. Son incidence augmente avec l’âge. C’est pourquoi, le pourcentage d’hypertendus est très faible chez les personnes âgées de 20 ans. Il atteint cependant 40% chez les personnes âgées de 65 ans, et 90% chez celles de 85 ans. Arrivée à l’âge adulte, toute personne devrait faire contrôler sa tension artérielle. Pour la limiter, certains adoptent un mode de vie plus sain, comme arrêter de consommer du tabac, éviter l’usage nocif de l’alcool, manger sainement, en évitant une consommation abusive de sel, et pratiquer régulièrement une activité physique. Pour d’autres, cela ne suffit pas et se font prescrire des médicaments afin de limiter leur tension artérielle.

Plus d’un adulte sur trois souffre d’hypertension artérielle.

Dans le monde, plus d’un adulte sur trois souffre d’hypertension artérielle, une pathologie à l’origine de près de la moitié des décès dus aux AVC et cardiopathies. Elle serait responsable de 7,5 millions de morts en 2004, soit près de 13% des décès dans le monde. Avec un traitement adapté, il est possible de diminuer le nombre de décès dus aux cardiopathies.

En 2013, l’hypertension touchait un milliard de personnes à travers le monde, et aurait tué 9 millions de personnes. Pour s’attaquer au problème des maladies non transmissibles, les efforts à l’échelle mondiale se sont accélérés depuis la Déclaration politique des Nations Unies de 2011, sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles. L’OMS a entrepris d’élaborer un plan d’action mondial 2013-2020, qui servira de feuille de route pour des actions de lutte contre les maladies non transmissibles. L’hypertension, dite encore élévation de la pression sanguine, est un problème de santé publique mondial.

Elle touche de manière disproportionnée les populations.

Divers dispositifs de mesure électroniques, à mercure et anéroïdes sont utilisés pour mesurer la pression sanguine. L’OMS recommande l’utilisation de tensiomètres électroniques fiables. Les mesures de la pression sanguine doivent être enregistrées plusieurs jours d’affilée avant de pouvoir poser un diagnostic d’hypertension. La pression sanguine devra alors être mesurée deux fois par jour, le matin et le soir. Le médecin procèdera à deux mesures consécutives, à au moins une minute d’intervalle. Le patient doit être assis. 

Elle touche de manière disproportionnée les populations des pays à revenu faible ou intermédiaire, dans lesquels les systèmes de santé sont peu développés. La prévention et la maîtrise de l’hypertension est un problème complexe qui nécessite une collaboration de toutes les parties concernées, y compris les gouvernements, la société civile, les milieux universitaires et l’industrie agroalimentaire. 

En l’absence d’amélioration après trois mois, un traitement hypotenseur s’impose.

Le traitement antihypertenseur vise à ramener les chiffres tensionnels sous la barre des 140/90 mmHg, afin de réduire au maximum le risque de complications cardiovasculaires sur le long terme. En l’absence d’amélioration après trois mois, un traitement hypotenseur s’impose. Il devra, le plus souvent, être maintenu à vie s’il permet de contrôler efficacement la tension. Il existe plusieurs classes thérapeutiques, dont certaines peuvent être associées pour cumuler leurs effets.

Les diurétiques thiazidiques agissent sur les reins et favorisent l’élimination d’eau et de sel. Les bêta-bloquants inhibent l’effet stimulant de l’adrénaline sur le cœur et ralentissent la fréquence cardiaque, limitant ainsi l’intensité de la pression du sang sur la paroi des artères. Quant aux inhibiteurs calciques, ils freinent l’entrée de calcium dans les cellules musculaires des artères, entraînant leur vasodilatation, et donc une baisse de la pression artérielle. Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et les inhibiteurs des récepteurs de l’angiotensine II (ARA2) bloquent tous deux le système rénine angiotensine, impliqué dans le niveau de pression artérielle. Enfin, les inhibiteurs des alpha-récepteurs agissent sur les récepteurs alpha-1 des cellules qui composent la paroi des vaisseaux sanguins. Ces derniers sont généralement prescrits en cas d’échec d’au moins deux autres traitements.

Certains patients ne répondent à aucun traitement. On parle alors d’hypertension résistante. Elle concernerait entre 10% et 30% des hypertendus. Faute de pouvoir la contrôler, les cliniciens ne sont pas en mesure de réduire les risques d’accident cardiovasculaires chez les patients concernés. Les recherches d’aujourd’hui portent largement sur l’étude de ces formes atypiques d’hypertension et la mise au point de nouveaux traitements. Plusieurs traitements ont vus le jour, mais leurs effets sont encore en cours d’étude.

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