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18 mai 2014 : Journée Mondiale de la Maladie Cœliaque

Plus connue sous le nom d’intolérance au gluten, la cœliaquie se caractérise par une intolérance aux glutens et protéines assimilées, contenus dans de nombreuses céréales – blé, seigle, orge, épeautre, ou encore avoine. 

Cette maladie entraîne des difficultés d’absorption, ainsi que des carences alimentaires. Les personnes atteintes de cette maladie doivent s’abstenir à vie de consommer des produits contenant ces glutens. Une personne sur 100 est concernée par la maladie et seulement 10 à 20% sont identifiés. Mal connue, parfois mal comprise, et souvent mal diagnostiquée, l’intolérance au gluten retient l’attention. 

Le diagnostic repose sur la détection d’anticorps sériques spécifiques, et la confirmation par des biopsies duodénales lors d’une endoscopie, qui objectivent des anomalies histologiques. La maladie cœliaque atteint toutes les tranches d’âge, enfants et adultes. Après 60 ans, elle est diagnostiquée dans 20% des cas. L’Association Française des Intolérances au Gluten (AFDIAG) estime que 80% des sujets atteints ne sont pas diagnostiqués, du fait de symptômes mineurs ou de formes asymptomatiques, telle qu’une carence en fer.

Il ne faut en aucun cas se mettre au régime sans gluten avant le dépistage.

Cette maladie auto-immune provoque une atrophie villositaire, autrement dit une destruction des villosités de l’intestin grêle. Il s’ensuit une malabsorption des nutriments, plus particulièrement de fer, de calcium et d’acide folique.

Il ne faut en aucun cas se mettre au régime sans gluten avant le dépistage. Celui consiste en une prise de sang, avec recherche d’anticorps anti-transglutaminase, et en une endoscopie, avec biopsies sur la partie haute de l’intestin grêle. Les différents tests IgG alimentaires, immunotest ou tests urinaires qui se répandent n’ont pas de validité scientifique.

Aucun traitement médicamenteux n’a été trouvé.

A l’heure actuelle, aucun traitement médicamenteux n’a été trouvé. L’exclusion du gluten de l’alimentation est donc le souci quotidien des cœliaques, en particulier hors domicile. Le respect de ce régime pose problème au moment des repas, et plus particulièrement en collectivité : crèches, cantines, restaurants, etc. Les intolérants au gluten doivent être vigilants dans le choix des produits alimentaires courants car le gluten peut être présent sous forme directe, ou par contamination.

A l’occasion de ses 25 ans, l’AFDIAG lance une campagne nationale « Bien diagnostiquer l’intolérance au gluten », en mars 2014, à destination des médecins généralistes et des autres professionnels de santé : pharmaciens, infirmiers, ou encore diététiciens nutritionnistes. Depuis juin 2011, l’AFDIAG est en contact avec la Direction Marketing TGV, afin d’intégrer, dans le nouveau cahier des charges de l’offre bar TGV, un éventail de produits sans gluten. 

Des plats sans gluten sont proposés aux voyageurs.

En 2012, la SNCF-Voyages a lancé un appel à idées auprès d’une vingtaine d’entreprises de la restauration. Une nouvelle carte-restauration a été proposée en novembre 2013, avec des produits sans gluten. Ainsi, depuis avril 2014, des plats sans gluten sont proposés aux voyageurs, développant son offre pour les intolérants au gluten.

La forme du nourrisson ou celle du jeune-enfant est la plus classique. L’enfant présente souvent une diarrhée chronique ; il est fatigué, apathique et triste. Son abdomen est ballonné et ses membres graciles. Très souvent, il existe un ralentissement de la croissance en poids, puis en taille. Chez l’enfant plus âgé, la maladie peut être symptomatique, limitée isolément à une petite taille, un retard d’apparition de la puberté, une anémie ferriprive chronique, des anomalies de l’émail dentaire, des douleurs articulaires…

Chez l’adulte, les signes de la maladie cœliaque peuvent être la diarrhée et un amaigrissement inquiétant. Plus souvent que chez l’enfant, la maladie peut être mono-symptomatique ou atypique, provoquant des crampes musculaires, une stomatite aphteuse, des irrégularités menstruelles, des fausses couches à répétition, etc. 

Exclure les céréales mises en cause sous toutes leurs formes.

Pour les personnes intolérantes au gluten, il est nécessaire d’exclure les céréales mises en cause sous toutes leurs formes. C’est le cas des aliments de base, tels que le pain, pâtes, biscuits et farine, mais aussi pizzas, couscous, hamburgers, chapelure, gâteaux, ou encore pâtisserie. La liste continue. Le gluten est également présent dans la composition de certaines recettes-type, sans que l’on y pense : sauce soja, pommes dauphines, mais aussi certaines viandes hachées, certaines saucisses, sauces, bouillons-cubes, et assaisonnements. Sur toute étiquette, l’origine botanique des céréales concernées doit être mentionnée.

En ce qui concerne les courses, il ne faut pas être pressé. Contrôler la composition des produits nécessite du temps, pour éviter toute contamination à partir de produits contenant du gluten, ou d’ustensiles ayant été en contact avec des plats contenant du gluten. Il existe néanmoins une alternative à ces produits : les « aliments naturellement sans gluten ». Viandes, poissons (grillés et non cuisinés), légumes frais, légumes secs, fruits, œufs, lait, maïs (et ses dérivés : amidon, farine, polenta …), riz, fécule de pomme de terre, tapioca, quinoa, soja, sarrasin (souvent contaminé lors de la récolte), fonio, sorgho, teff, dictame, etc, sont autant d’ingrédients pouvant être consommés par les personnes souffrant de la maladie cœliaque. 

Remplacés par des produits diététiques sans gluten.

Les produits de base non consommables par les cœliaques peuvent être remplacés par des produits diététiques sans gluten : pains, farines, biscuits ou encore pâtes, et par des produits spécifiques sans gluten : plats cuisinés, croissants, céréales pour petit-déjeuner, etc. Cependant, ces produits représentent un coût plus élevé que leurs produits équivalents avec gluten.

Afin d’apporter une plus grande sécurité aux intolérants au gluten, l’AFDIAG et les industriels français ont signé un contrat de licence pour l’utilisation du logo « épi de blé barré dans un cercle ». Ce logo signifie que le produit, sur lequel il est aposé, est exempt de gluten. Au départ, le logo est la propriété de l’Association cœliaque du Royaume-Uni. Mais, en 1996, l’AFDIAG dépose ce logo en tant que marque et dessin, auprès de l’INPI, dans le but de défendre les intérêts des intolérants au gluten. Il est depuis la propriété de l’AFDIAG sur le territoire français. 

Le contrat de licence garantit un « produit fini » sûr, dont la teneur en gluten résiduel ne doit pas dépasser 20 mg/kg. Ce produit fini fait également l’objet d’analyses annuelles. Ce logo facilite le repérage, dans les grandes surfaces alimentaires, des produits sans gluten, aussi bien pour les français que pour les étrangers, de passage en France. 

Les aliments diététiques sans gluten sont partiellement pris en charge.

Depuis 1996, les aliments diététiques sans gluten sont partiellement pris en charge, uniquement pour les personnes atteintes de la maladie cœliaque. Cette prise en charge, mensuelle, est assurée suivant les dépenses, dans la limite de 33,54€ TTC pour les enfants, et ce jusqu’à leur dixième anniversaire. Elle atteint 45,73€ TTC par mois, au-delà de cet âge. La demande de prise en charge pour le remboursement partiel des produits sans gluten doit être faite par le médecin traitant. Ce dernier remplit un protocole de soins pour une prise en charge qu’il envoie au Médecin Conseil du centre de Sécurité sociale dont dépend le patient.

Compte tenu de l’efficacité du régime sans gluten chez une grande majorité de patients, et de l’absence de risque lié à ce traitement, une grande prudence est de mise avant d’envisager l’utilisation de nouveaux médicaments. Ces derniers pourraient, en effet, exercer des effets secondaires indésirables. 

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