Bienvenue

1er mai : une journée pour honorer les travailleurs

La Journée Internationale des travailleurs, devenue Fête du Travail, est célébrée chaque année dans le monde pour défendre les droits des travailleurs. Déclarée jour férié, la date varie selon les pays mais reste fixée, pour la majorité, le 1er mai. C’est l’occasion pour des milliers de salariés, privés d’emploi, et de retraités, de descendre dans la rue. Ils exigent la mise en œuvre de véritables politiques de progrès social.

Le 1er mai est né aux États-Unis, des ouvriers américains, essentiellement de Chicago, qui luttaient pour obtenir une réduction de leur temps de travail, mais aussi de la répression qui s’en est suivie en 1886. En 1889, la date du 1er mai est instaurée comme manifestation internationale des travailleurs, une journée de revendications centrées sur le temps de travail et la journée de 8h. L’origine du 1er mai repose donc sur une lutte syndicale, une revendication d’une amélioration de la condition salariale, et sur des valeurs de solidarité internationale. La grève a dégénéré en affrontements, et a coûté la vie à plusieurs ouvriers. 

A cette époque, les syndicats ouvriers des États-Unis ont choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entamaient, ce jour-là, une année comptable. Le 1er mai 1886, aux États-Unis, se résume donc par une très forte pression des syndicats sur le patronat et le gouvernement. Résultat : 200 000 travailleurs ont ainsi obtenu la journée de huit heures. Ce fut un véritable succès en Amérique, bien que 340 000 ouvriers américains aient dû continuer la grève pour obliger leur employeur à céder. Quelques années plus tard de l’autre côté de l’Atlantique, les syndicats européens ont donc instaurée une « Journée Internationale des Travailleurs » ou « Fête des Travailleurs », chaque 1er mai. 

Il faudra attendre 1947 pour que le 1er mai devienne un jour chômé et rémunéré.

Le 3 mai 1886, une manifestation cause la mort de trois grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation se met en place le lendemain, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square ; il ne reste alors que 200 manifestants et autant de policiers. Une bombe explose, faisant une quinzaine de morts dans les rangs de la police. Trois syndicalistes seront jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres seront pendus le 11 novembre de la même année malgré la faiblesse des preuves. Ils sont réhabilités plusieurs années après.

Trois ans après le drame de Chicago, s’est tenu le deuxième congrès de la 2e Internationale socialiste à Paris, avec pour objectif la journée de huit heures (soit 48h hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé). Jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour. Du côté de la France, les manifestants du 1er mai ont pris l’habitude, depuis 1890, de défiler avec un triangle rouge porté à la boutonnière. Il sera remplacé quelques années plus tard par la fleur d’églantine, puis par un brin de muguet, dès 1907, porté lui aussi à la boutonnière avec un ruban rouge ; le muguet étant le symbole du printemps en Ile-de-France. Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et institue le 1er mai suivant, une journée chômée. Il faudra attendre 1947 pour que le 1er mai devienne un jour chômé et rémunéré.

Se mobiliser pour espérer sortir de l’austérité.

Dans une France où un jeune sur quatre est au chômage, où les plus anciens voient leurs pensions diminuer, où les salaires sont bloqués depuis de nombreuses années, et où plus de 80% des embauches sont réalisées en CDD, la situation des salariés n’a jamais été aussi fragile. Des milliers de salariés vont se mobiliser pour espérer sortir de l’austérité et ouvrir une nouvelle période de progrès social. Les aspirations sont nombreuses : augmentation des pensions et des salaires – mise à plat et évaluation de toutes les aides publiques accordées aux entreprises – respect des droits fondamentaux et des êtres humains partout dans le monde, un travail décent, reconnu et valorisé – un débat national sur la répartition des richesses créées par le travail - une vie meilleure en général.

0 commentaire

Déjà inscrit

 Se souvenir de moi

Pas encore inscrit ? Rejoignez La Passion du Soin !

 J'accepte les conditions générales d'utilisation de La Passion du Soin

A lire aussi

La Passion du Soin a signé un partenariat avec le site Infirmières-Libérales.Com, numéro 1 de la diffusion des annonces libérales en France. L’objectif est de permettre aux IDEL présentes sur ces deux réseaux d’accroitre de manière significative l’audience de leurs annonces.