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23 mai : Journée européenne de l'Obésité

La Journée européenne de lutte contre l’obésité s’adresse à tous les publics concernés (patients et personnels de santé).  A l’origine de cet événement, la Commission européenne Santé & Environnement qui, depuis 2010, se concentre sur les problèmes d’obésité en Europe. 

L’obésité est un grave problème de santé publique. Source de nombreuses complications pouvant entraîner la mort, elle touche des personnes de plus en plus jeunes. D’un point de vue médical, l’obésité est un « excès de poids, dû à une augmentation de la masse du tissu adipeux, provoquant des inconvénients pour la santé ».  Selon de nombreuses études, en plus des conséquences physiques, l’obésité a des conséquences psychologiques et sociétales considérables, résultant d’une stigmatisation permanente dans notre société actuelle.

D’après l’OMS, on peut définir l’obésité d’une personne adulte en fonction de son IMC (Indice de Masse Corporelle), en divisant son poids (exprimé en Kg) par sa taille au carré (exprimée en m²). L’IMC s’applique aux deux sexes et à toutes les tranches d’âge adultes. Il reste cependant une indication approximative ; le pourcentage de masse graisseuse varie selon les individus. L’OMS définit le surpoids comme un IMC supérieur ou égal à 25, et l’obésité comme un IMC supérieur ou égal à 30.

1,4 milliard de personnes de plus de 20 ans seraient concernées par le surpoids.

L’Europe de l’Est et la Grande-Bretagne sont les parties de l’Europe les plus touchées par l’obésité, avec un taux supérieur à 20% dans chaque pays. L’obésité est considérée comme une maladie puisqu’elle altère la Santé. A l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a doublé depuis 1980. 1,4 milliard de personnes de plus de 20 ans seraient concernées par le surpoids, parmi lesquelles plus de 200 millions d’hommes et près de 300 millions de femmes seraient obèses. En 2011, le surpoids concernait près de 40 millions d’enfants de moins de cinq ans. Le surpoids et l’obésité sont liés à davantage de décès que l’insuffisance pondérale.

Autrefois considérés comme des problèmes propres aux pays riches, le surpoids et l’obésité sont devenus récurrents dans les pays à faible ou moyen revenu, principalement en milieu urbain. Plus de 30 millions d’enfants en surpoids habitent dans des pays en développement, et 10 millions dans des pays développés. En 2008, plus d’un adulte sur dix était obèse. Chaque année, près de 3 millions d’adultes en meurent. Le surpoids et l’obésité sont le cinquième facteur de risque de décès au niveau mondial. 

L’obésité chez l’enfant est associée à un risque accru d’un décès prématuré.

Ces deux problèmes sont causés par un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et dépensées. L’augmentation du nombre de personnes en surpoids et des personnes obèses résulte d’une plus grande consommation d’aliments très caloriques, riches en graisses, et d’une hausse du manque d’activité physique. En effet, la nature de plus en plus sédentaire de nombreuses formes de travail, l’évolution des modes de transport et l’urbanisation sont autant de critères à l’origine de l’obésité et du surpoids.

Le surpoids et l’obésité représentent deux facteurs importants de risque de maladies chroniques, tels que les maladies cardiovasculaires, le diabète, des troubles musculo-squelettiques, et certains cancers (endomètre, sein et côlon en particulier). L’obésité chez l’enfant est associée à un risque accru d’un décès prématuré et d’incapacité à l’âge adulte. Mais à côté de cela, l’enfant perçoit des difficultés respiratoires ; le risque de fracture est plus conséquent. Il peut également souffrir d’hypertension artérielle, de problèmes psychologiques, voire résister à l’insuline.

Le surpoids et l’obésité (…) peuvent être, en grande partie, évitées.

Le surpoids et l’obésité, tout comme les maladies non transmissibles dont ils sont la cause, peuvent être, en grande partie, évités. L’environnement est alors très important : disponibilité, accessibilité, coût, soutien, etc. Tout le monde le répète mais il est important de limiter l’apport énergétique provenant de la consommation de graisses et de sucres, de consommer des fruits et légumes, des céréales complètes et des noix, et surtout de pratiquer une activité physique régulière. Cela correspond à 60 minutes quotidiennes pour un enfant, et 150 minutes (2h30) hebdomadaires pour un adulte. 

Depuis 2004, l’OMS s’engage à améliorer les régimes alimentaires et favoriser la pratique d’activités physiques partout dans le monde. En adoptant une Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé, l’OMS définit les mesures nécessaires pour encourager les populations à adopter une alimentation saine et à pratiquer régulièrement une activité physique. On parle d’obésité gynoïde quand l’excès de graisse se situe principalement au niveau des cuisses, comme c’est souvent le cas chez la femme (on parle de « culottes de cheval »). On parle encore d’obésité androïde quand les dépôts de graisse sont principalement au niveau du ventre (équivalent de l’obésité abdominale). L’OMS a défini les catégories en fonction de leur Indice de Masse Corporelle [IMC = Poids (en Kg) / Taille² (en m²)]. 

 - Maigreur : < 18,5

 - Normal : 18,5 - 24,9

 - Surpoids : 25,0 - 29,9

 - Obésité modérée : 30,0 - 34,9

 - Obésité sévère : 35,0 - 39,9

 - Obésité massive : > 40

Sept femmes sur dix et un homme sur deux souhaiteraient perdre du poids.

« HALTE AUX REGIMES ! Restons gourmands de bonne santé ! », voici le thème des JEO 2014. Véhiculé par la mode, la publicité ou encore les médias, le lobby de la minceur, ainsi que la chasse au moindre bourrelet, sont devenus omniprésents. Une étude française, réalisée en 2012 par l’INSERM (Institut de la Santé et de la Recherche Médicale), a démontré que sept femmes sur dix et un homme sur deux souhaiteraient perdre du poids. Plusieurs raisons à cela : « se sentir mieux dans leur peau » (49,6% des sondés), ou encore « problèmes de santé » (11,8%). Le tiers des femmes interrogées déclarent avoir déjà essayé cinq régimes dans leur vie, et 9% en ont déjà fait au moins dix. Ce comportement se trouve également au lycée. Fait inquiétant : près de la moitié des élèves de corpulence normale juge nécessaire de perdre quelques kilos. Attention au phénomène yo-yo des régimes…

La Journée européenne de l’obésité est l’occasion de pointer les effets pervers de certains régimes et d’inciter le public à devenir acteur de sa santé. Devenue la cinquième cause de mortalité, l’obésité touche actuellement 500 millions de personnes dans le monde. Cette année, en France, de nombreux centres médicaux proposeront des conférences animées par des nutritionnistes, des chirurgiens, des psychologues et des professeurs d’éducations physiques. Des manifestations et des actions seront également organisées sur les 23 et 24 mai.

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