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25 avril 2014 : Journée Mondiale de lutte contre le Paludisme

L’édition 2014 de la Journée Mondiale de lutte contre le Paludisme vise à mobiliser les communautés pour accroître leur implication dans la lutte contre le Paludisme, et à amener les prestataires à renforcer leur adhésion aux stratégies de lutte contre le paludisme. L’OMS souhaite mettre l’accent sur l’aide à apporter aux pays pour éliminer cette maladie. « Investir dans l’avenir : vaincre le paludisme », voici le thème choisi pour cette année.

Depuis 2000, le taux de mortalité dû à cette maladie a reculé de 42%, soit 3,3 millions de vies sauvées. Cette journée est l’occasion de souligner la nécessité de poursuivre les investissements et de maintenir l’engagement politique en faveur de la lutte antipaludique. En 2012, 207 millions de cas de paludisme ont été enregistrés, dont plus de 650 000 ont été mortels. La plupart des personnes touchées sont des enfants de moins de cinq ans. En 2000, un enfant mourait du paludisme toutes les 30 secondes. Aujourd’hui, ce chiffre a diminué de moitié. 

Ces dernières années, grâce à l’engagement de la communauté internationale, la lutte contre le paludisme a connu de grands progrès. Certains pays sont parvenus à éradiquer complètement cette pandémie. La mobilisation de tous les acteurs, et plus particulièrement des organisations multilatérales comme le Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, la Tuberculose, et le Paludisme ou encore UNITAID, a été déterminante. Grâce à elles, plus de 310 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont pu être distribuées au cours de la dernière décennie. Leur action a également permis un meilleur accès à des traitements efficaces et de qualité et à des coûts abordables.

Le paludisme peut être mortel.

Le paludisme peut être mortel. Dû à des parasites, du genre Plasmodium, il est transmis à l’homme par des piqûres de moustiques Anopheles infectés, appelés « vecteurs du paludisme ». Ces moustiques piquent principalement entre le crépuscule et le petit matin. Il existe quatre types de paludisme humain : 

 - Plasmodium falciparum, 

 - Plasmodium vivax, 

 - Plasmodium malariae, 

 - Plasmodium ovale.

Le premier est le plus mortel. Il reste pourtant, avec le Plasmodium vivax, le plus répandu. Ces dernières années, un nouveau cas humain de paludisme aurait été enregistré, le Plasmodium knowlesi, un paludisme du singe rencontré dans certaines zones de forêts d’Asie du sud-Est. L’intensité de la transmission dépend de facteurs liés au parasite, au vecteur, à l’hôte humain et à l’environnement. La transmission est plus intense aux endroits où les espèces de vecteurs ont une durée de vie relativement longue. Ces derniers piquent essentiellement les êtres humains, plus que les animaux. La transmission varie également selon les conditions climatiques, qui peuvent influer sur l’abondance et la survie des moustiques. Dans beaucoup de zones, la transmission est saisonnière, avec un pic pendant ou juste après la saison des pluies.

L’immunité humaine reste un facteur important dans cette transmission. L’immunité se développe après des années d’exposition. Bien qu’elle ne confère jamais une protection totale, elle réduit le risque que l’infection ne cause d’autres dommages. Le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête, des frissons et des vomissements. Ces symptômes apparaissent généralement dix à quinze jours après la piqûre infectante du moustique. En l’absence de traitement, le paludisme peut rapidement entraîner des troubles circulatoires, allant jusqu’au décès. Les enfants les plus atteints peuvent développer une anémie sévère, une détresse respiratoire consécutive à une acidose métabolique ou paludisme cérébral. Chez un adulte, tous les organes peuvent être touchés.

Le paludisme reste malgré tout une maladie évitable qui peut être soignée. Le diagnostic et le traitement précoces réduisent son intensité, évitant qu’elle ne devienne mortelle. Le meilleur traitement serait une association médicamenteuse comportant de l’artémisinine (ACT). L’OMS recommande cependant que, dans chaque cas présumé, le paludisme soit confirmé par un diagnostic basé sur la recherche de plasmodies, avant d’administrer un traitement. Le diagnostic peut être réalisé en moins de quinze minutes. 

Malgré son efficacité, la lutte doit être maintenue.

Initié par le partenariat Roll Back Malaria (Faire reculer le paludisme), le plan mondial d’action contre le paludisme définit les priorités pour lutter efficacement contre cette maladie : prévention – diagnostic – traitement. Malgré son efficacité, la lutte doit être maintenue. De grandes inégalités persistent. Quand certains pays sont en voie d'éradication du paludisme, d’autres concentrent une grande partie du fléau mondial. Le Nigéria, la République démocratique du Congo et l’Inde comptent à eux seuls 40% des cas.

A côté de cela, de nouveaux défis apparaissent, comme la résistance aux insecticides ou aux antipaludéens, compliquant la tâche des acteurs. Cette dernière résistance serait due à l’utilisation inappropriée de médicaments. L’OMS préconise une surveillance systématique de la résistance aux médicaments antipaludiques. Il aide notamment les pays à renforcer leurs efforts dans la recherche. Le coût financier de la lutte reste par ailleurs conséquent. L’Afrique estime dépenser près de 3,6 milliards USD pour la période 2012-2015. La France, quant à elle, avec 360 millions d’euros par an versés au Fonds mondial, est le deuxième pays contributeur.

L’élimination du paludisme a été certifiée dans quatre pays.

Grâce à cette lutte et à l’utilisation des stratégies recommandées par l’OMS, 52 pays sont en très bonne voie pour réduire leurs taux d’incidence de cas de paludisme de 75%. De plus, l’élimination du paludisme, définie comme l’interruption de la transmission locale de la maladie véhiculée par le moustique, a été certifiée dans quatre pays : les Emirats arabes unis (2007), le Maroc (2010), le Turkménistan (2010) et l’Arménie (2011). 

Actuellement, il n’existe aucun vaccin homologué contre le paludisme ou aucun autre parasite de l’homme. Le plus avancé reste un vaccin expérimental contre le P. falciparum, plus connu sous le nom de RTS.S/AS01. Il est actuellement évalué dans le cadre d’un essai clinique dans sept pays d’Afrique. Selon les résultats finals, attendus fin 2014, l’OMS recommandera ou non l’utilisation de ce vaccin. 

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