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5 choses qu’une infirmière aimerait avouer

La profession de soignant fait souvent couler de l’encre. Polémiques, burn-out, erreurs, et plein d’autres sujets brulants d’actualité. Malgré tout ce qui peut leur être reproché, les soignants sont des humains comme les autres. N’oublions pas que ces professionnels font un travail extraordinaire, humain, et très difficile. Eux aussi, craquent psychologiquement.

Une infirmière pleure en rentrant chez elle

Une infirmière vous donne peut-être l’impression de tout maîtriser lorsqu’elle s’occupe de vous sans relâche. Mais, il lui arrive parfois, après une journée particulièrement difficile, de ne plus pouvoir cacher son émotion et de pleurer à chaudes larmes. Une infirmière, ou autre soignant, n’est pas insensible à la douleur d’un patient et de sa famille.

Prendre soin d’un patient, gravement malade, est source de stress épuisant, aussi bien sur le plan physique que psychologique. Une infirmière passe parfois jusqu’à 12 heures par jour à courir, et ce, pour rassembler tous les éléments nécessaires aux tests, procédures médicales, médicaments et traitements. Pourtant, une infirmière aimerait passer davantage de temps au chevet de ses patients, simplement pour leur tenir compagnie, et leur tenir la main.

La même question revient sans cesse : « Mais comment faites-vous pour faire ce métier ? Je ne pourrais jamais faire ce que vous faites ». Cette question, une infirmière se la pose aussi. Les émotions qu’elle éprouve lors du décès d’un patient ne disparaissent pas à la fin de son service. En rentrant chez elle, elle y pense encore. Il est difficile de faire la part des choses, même si elle le voulait.

Assister au décès d’une mère de famille suite à un traumatisme, alors que l’équipe a passé plusieurs heures à tenter de la ranimer, ou diagnostiquer un début de cancer cher un enfant, est lourd à porter pour une personne qui y est confrontée chaque jour. Coincé à l’hôpital un jour de fête est également très difficile pour un soignant.

Une infirmière veut vous réconforter, sans être votre punching ball

Une infirmière, ou plus général un soignant, se met en quatre pour assurer des soins efficaces à tous ses patients. Un soignant fait en sorte que le patient, qui souffre, n’attende pas trop longtemps son traitement.

Un soignant est absorbé par son travail, et débordé par le nombre de patients à sa charge. Il doit crapahuter dans tous les couloirs. Bien qu’il veuille passer du temps avec ses patients, il doit apporter tous les soins possibles au plus grand nombre possible de patients, et ce, le plus rapidement possible.

Parce que oui, quand un patient appuie sur la sonnette, l’infirmière est bien souvent déjà absorbée par les soins d’un autre patient. Et quand elle arrive enfin dans la chambre du patient avec le médicament attendu, elle doit supporter les piques lancées par le patient ou sa famille, sous l’effet de la colère. « Incompétence », « indifférence », « acharnement », tout y passe. Autant dire qu’il est difficile de rester insensible à ce genre de propos.

S’il y a bien quelqu’un qui veut réussir à poser une perfusion du premier coup, c’est bien elle

Elle n’a pas l’intention de piquer le patient une douzaine de fois. Au contraire, elle espère que cela se passe rapidement, sans la moindre douleur, pour passer à l’étape suivante du traitement. Et, dans le cas où elle manque la veine, elle le vit mal. Elle le vit comme une défaite, et son assurance s’affaiblit. 

Une infirmière fait des sacrifices

Faute de temps, elle se retient d’aller aux toilettes, pendant des heures. Sa priorité est de mettre à jour le dossier médical de ses patients, et de pratiquer les soins. Il lui arrive de sauter la pause-déjeuner pour s’assurer que tout aille pour le mieux pour chaque patient, malgré la douleur. 

Parfois, elle dit au-revoir à ses enfant le soir du 24 décembre (parce qu’elle travaille cette nuit-là), pour mieux les retrouver le lendemain midi. Elle fait beaucoup pour ses patients, et ce, parce que…

Une infirmière aime ses patients

L’infirmière, et autres soignants, aiment ce métier, et se consacrer aux autres. Même s’ils leur arrivent parfois de "détester" leurs patients, ils éprouvent une réelle affection pour eux. Un décès les perturbent, les attristent. Ils n’ont, toutefois, pas le temps de s’y attarder ; de nombreux malades les attendent.

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