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5 mai : une Journée Mondiale de la Sage-Femme pour la remercier et la soutenir

Depuis 1992, la journée du 5 mai est consacrée à l’un des plus beaux métiers du monde : celui de Sage-Femme. Profession aux multiples facettes, elle est encore trop méconnue du grand public. La Journée Mondiale de la Sage-Femme est donc l’occasion de découvrir ce métier, de rendre hommage à ces professionnels de santé qui donnent la vie, et de montrer leur importance au sein de la société.

Vocation, dévouement, générosité, passion … autant de termes associés aux sages-femmes. Mais que connaît-on vraiment de ce métier ? L’Association Nationale des Sages-Femmes Libérales (ANSFL) profite de cette journée pour informer le grand public sur ce métier, ses richesses, les compétences nécessaires, ainsi que la diversité de son champ d’action. Considérée comme une profession médicale, la formation nécessite cinq années d’études, dont une année de médecine. La sage-femme surveille la grossesse, suit son évolution et gère l’accouchement. Elle est garante de la prise en charge médicale tout en assurant l’humanisation de la naissance. Si de plus en plus de sages-femmes s’installent en cabinet libéral, elles exercent majoritairement dans les hôpitaux et cliniques.

La Journée Internationale de la Sage-Femme, instaurée par l’OMS, est l’occasion de rappeler l’importance du rôle de ces professionnels de santé, qui contribuent à l’amélioration de la santé maternelle dans le monde entier. Trop peu nombreuses dans les pays en voie de développement, leurs effectifs devraient être triplés pour pouvoir mener à bien leur travail. De plus, confrontées au manque de matériel, trop de femmes accouchent sans assistance. 

Plus de 287 000 femmes et plus de 3 millions de nouveau-nés meurent chaque année dans le monde.

Selon la présidente de l’ordre des Sages-Femmes, les sages-femmes sont « des professionnels de santé vers lesquels les femmes enceintes peuvent prendre contact pour leur suivi de grossesse ». Les sages-femmes encouragent les femmes à faire des choix quant aux soins et services qu’elles reçoivent et à la manière dont ils seront prodigués. Les sages-femmes se soutiennent mutuellement et s’unissent dans le monde entier pour renforcer leur profession à l’échelle mondiale. Toutes les sages-femmes en exercice sont inscrites à l’Ordre des sages-femmes. Cet Ordre garantit les principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement, indispensables à l’exercice de la profession de sage-femme. Il veille à l’observation, par tous ses membres, des règles contenues dans le code de déontologie, en privilégiant le respect mais aussi l’intérêt de la patiente et du nouveau-né.

Actuellement, plus de 287 000 femmes et plus de 3 millions de nouveau-nés meurent chaque année dans le monde, suite à des complications évitables pendant la grossesse et l’accouchement. Les sages-femmes jouent un rôle essentiel pour réduire le nombre de décès dans le monde. Il faudrait 350 000 sages-femmes supplémentaires pour assurer une couverture universelle des soins de maternité. Ainsi, près 60% des décès maternels seraient évitables. Plus d’un tiers des naissances dans le monde ont lieu en l’absence d’une sage-femme ou autre personnel de santé qualifié. Les études de l’OMS ont démontré que l’amélioration de la santé des femmes était directement liée à la présence des sages-femmes et à l’éducation des femmes.

Les compétences d’une sage-femme vont bien au-delà de la salle de naissance.

Connaissez-vous l’origine du terme « sage-femme » ? Si ce n’était pas le cas, ce qui va suivre vous intéressera sûrement. La profession de sage-femme renvoie, aussi bien dans les esprits que dans les faits, à une image féminine. Pourtant, l’étymologie du terme signifie littéralement « expert, habile dans son art auprès des femmes » - le terme « femme » faisant référence à la femme enceinte et non à la personne qui dispense les soins. Le terme « maïeuticien », moins commun et moins évocateur, est également utilisé en référence à la profession de sage-femme.

Les compétences d’une sage-femme vont bien au-delà de la salle de naissance. Elle effectue l’examen prénatal nécessaire à la déclaration de grossesse. Elle assure les consultations de suivi médical de la grossesse, le dépistage des facteurs de risque et des pathologies, l’accompagnement psychologique de la future mère et séances de préparation à l’accouchement. Elle prescrit également les examens et thérapeutiques (médicaments, vaccinations, dispositifs médicaux) nécessaires au bon déroulement de la grossesse et de l’accouchement. Elle pratique les échographies obstétricales, compris dans le cadre du diagnostic anténatal. La sage-femme a la responsabilité du déroulement de l’accouchement normal, depuis le diagnostic de début de travail jusqu’à la délivrance. 

A la naissance du bébé, elle assure l’examen du nouveau-né, lui dispense des soins nécessaires et pratique, si nécessaire, la réanimation immédiate néonatale. Elle prend en charge les suites de couches et effectue l’examen postnatal. Enfin, depuis la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » du 21 juillet 2009, la sage-femme a la possibilité d’effectuer des consultations de suivi gynécologique de prévention et de contraception auprès de toutes les femmes en bonne santé. Par ailleurs, les sages-femmes ont le droit de prescrire des médicaments, des examens biologiques et aussi des examens de radiologie et d’échographie. Elles peuvent réaliser le frottis du col de l’utérus, poser un stérilet et prescrire toutes les pilules. 

Le quotidien des sages-femmes est de plus en plus difficile.

Bien que le métier de sage-femme soit classé dans la famille des professions médicales, les sages-femmes sont bien moins loties financièrement que leurs confrères. Entre le début et la fin de carrière d’une sage-femme de la fonction publique, son salaire moyen s’échelonne de 1 600 à 2 800€ bruts. Quant aux sages-femmes libérales, leurs revenus restent modestes aussi. 99% d’entre elles sont conventionnées et ne font pas de dépassements d’honoraires.

Sur le terrain et quel que soit le mode d’exercice, le quotidien des sages-femmes est de plus en plus difficile. La fermeture et le regroupement des maternités ont entraîné une détérioration des conditions de travail. Aujourd’hui, ces professionnels de santé doivent assumer de nombreuses missions avec peu de moyens. Depuis la loi du 21 juillet 2009, le champ d’action des sages-femmes s’est élargi, en raison de leur niveau de qualification, de leur connaissance de la contraception et de la place privilégiée qu’elles occupent auprès des futures mamans. Pourtant, aucune revalorisation de leurs conditions financières d’exercice ne leur a été proposée. Alors, soutenons-les et remercions-les pour ce métier magnifique.

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