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Aide-soignant : en moyenne un mois pour trouver un emploi

Près des trois quarts (72%) des aides-soignants travaillent à l'hôpital, selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publiée lundi.

En 2012, il y avait en France métropolitaine environ 390.000 aides-soignants en activité, "soit près de 20% de plus qu'il y a 10 ans".

La Drees remarque que "depuis 30 ans, ce secteur connaît une croissance très dynamique de ses effectifs, qui augmentent de presque 3% par an en moyenne" et que "cette tendance devrait se poursuivre dans les prochaines années".

D'après les déclarations annuelles de données sociales (DADS) en 2011, la majorité des aides-soignants travaillent en milieu hospitalier (à 72%, donc), "où ils représentent la profession la plus nombreuse après celle des infirmiers". Les autres officient dans le secteur médico-social, les trois quarts (75%) au sein d'établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Les aides-soignants sont surtout dans le secteur public (64%), puis dans le secteur privé non lucratif (23%) et le secteur commercial (13%).

La profession est "très fortement féminisée (89%)", note la Drees, qui remarque aussi que "les carrières n'ont pas fait l'objet d'études jusqu'à présent, contrairement aux infirmières".

La Drees cite ensuite une enquête du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Cereq) sur l'insertion des aides-soignants diplômés en 2001, 2004 et 2007. "Faiblement qualifiés -ils comptent parmi les moins diplômés dans la nomenclature des niveaux de formation de l'enquête- ils semblent cependant s'insérer relativement bien sur le marché de l'emploi, quelle que soit la génération considérée, comparativement aux autres jeunes diplômés peu qualifiés".

Le nombre d'inscrits en formation d'aide-soignant est en constante augmentation depuis le début des années 2000, indique aussi la Drees. En 2012, il était dénombré "environ 25.400 inscrits, soit plus du double qu'en 2000". Le taux de diplômés dans chaque promotion atteint près de 90% en moyenne depuis 2008.

Il est à noter que 65% des inscrits travaillaient l'année précédant leur entrée en formation. Et parmi eux, plus de 70% exerçaient dans le domaine sanitaire ou social, dont plus d'un tiers à l'hôpital public. "Parmi ceux qui travaillaient à l'hôpital, l'obtention d'une promotion est le premier critère de motivation cité (dans plus d'un tiers des cas) pour expliquer une reprise de formation d'aide-soignant", précise la Drees. Elle ajoute que "devant les difficultés de recrutement, les établissements recourent fréquemment à des personnes non diplômées mais faisant fonction d'aide-soignant (agents de services hospitaliers-ASH, notamment). Pour ces personnels, l'obtention du diplôme d'aide-soignant leur donne ainsi une reconnaissance de leur fonction tout en leur assurant une promotion".

En raison de la part croissante des personnes qui s'inscrivent en formation en reprise d'études, l'âge moyen des aides-soignants diplômés a "significativement" augmenté, de 28 ans en 2001 à 34 ans en 2007.

UN MOIS POUR TROUVER UN PREMIER EMPLOI

La Drees précise aussi que l'insertion professionnelle des aides-soignants "est peu sensible à la conjoncture". L'accès au premier emploi à l'issue de la formation est ainsi qualifié de "rapide", entre 80% et 85% en moins d'un mois. Ceux qui étaient en reprise d'études s'insèrent "au moins aussi vite" que ceux issus de la formation initiale : "Ils sont respectivement 81% et 78% à l'avoir fait en moins d'un mois pour les générations 2001 et 2007, et même 88% pour la génération 2004".

Par ailleurs, les femmes trouvent leur premier emploi plus vite que les hommes : "A caractéristiques égales, elles ont, chaque mois, près de 9% de chances supplémentaires de trouver un premier emploi, dans les trois ans qui suivent leur formation initiale".

En revanche, le premier emploi qu'occupent les jeunes aides-soignants, quelle que soit la génération, débute dans plus de 65% des cas par un travail temporaire (contrat à durée déterminée, stage, intérim, contrat aidé, précise la Drees.

L'enquête montre aussi que "70% des aides-soignants trouvent, dès la fin de leur formation, un poste auprès d'un employeur chez qui ils sont restés jusqu'à la date de l'enquête près de trois ans plus tard".

Par ailleurs, "interrogés trois ans après l'obtention de leur diplôme, les aides-soignants en activité déclarent des rémunérations très stables, en termes de pouvoir d'achat, au fil des générations". Leur salaire net en équivalent temps plein s'élève à 1.550 euros environ par mois, "un montant sensiblement plus élevé que celui perçu en moyenne par les autres diplômés [...] de niveau équivalent (1.400 euros en moyenne en euros constants)", précise la Drees.

"Enfin, les aides-soignants en emploi interrogés trois ans après leur formation semblent particulièrement satisfaits de leur situation professionnelle", indique-t-elle. 90% d'entre eux estiment se "réaliser professionnellement", contre "70% à 80% seulement pour les autres diplômés de niveau équivalent".

Aides-soignants: un accès rapide au premier emploi, Etudes & Résultats n°0923

www.apmnews.com - vl/ab/APM polsan

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