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Bébés échangés : le bracelet qui évite les drames

Les bracelets d’identification ne servent pas uniquement à éviter l’échange de bébés, comme c’est arrivé à deux nouveaux-nés au sein d’un hôpital, il y a vingt ans, mais à éviter des erreurs médicales importantes en salle d’opération.

Il y a 20 ans, à la maternité de Cannes, deux petites filles, qui étaient placées dans une même couveuse, ont été échangées. Aujourd’hui les familles réclament 12 millions d’euros de dédommagement. Ce fait divers met en lumière une problématique importante pour les établissements hospitaliers : l’identitovigilance.

En plastique rose, bleu ou blanc, avec nom, prénom et date de naissance bien en évidence, le bracelet d'identification est passé autour du poignet ou de la cheville des nouveaux-nés. Cette « gourmette médicale » est utilisée depuis plus d’une quarantaine d’années dans les maternités françaises.

C’est l’outil de base de l’identitovigilance et il est supposé prémunir contre les risques de confusion des bébés. Mais il est également donné à d’autres patients comme les enfants, ceux qui vont subir une anesthésie générale, ceux qui sont dans le coma ou encore ceux souffrant de démence comme les malades d’Alzheimer.

40 % de jeunes patients ne portaient pas de bracelets

Car ces bracelets sont censés être utilisés « au minimum pour toute personne incapable de décliner son identité » afin d’éviter les erreurs d’identité qui peuvent avoir des conséquences dramatiques au bloc opératoire. 

Ces petits bracelets scellés, que l’on ne peut normalement enlever sans déchirer ou découper, sont de plus en plus utilisés et se généralisent même à tous les patients admis à l’hôpital. C’est une initiative adoptée par exemple au CHU de Nîmes depuis 2012.

Un exemple très peu suivi et une pratique ancienne mais qui pourtant n’est pas respectée dans la majorité des cas. Une enquête mise en place en 2010 dans différents services pédiatriques de Lorraine indiquait que 40 % de jeunes patients ne portaient pas de bracelets et dans 20 % des cas les informations sur les rubans étaient illisibles. 

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