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Le bras de fer sur l'existence de l'Ordre National des Infirmiers continue

La bataille autour de l'existence de l'Ordre National des Infirmiers continue. Alors que l'Assemblée nationale a supprimé en première lecture l'ONI, les pour et les contre s'affrontent en attendant la position du Sénat sur la question. Dernière en date, la position du syndicat Résilience dont nous publions le communiqué.

Suppression ordre infirmier et sécurité des soins et des patients : RESILIENCE communique

Alors que les chiffres 2015 sur le nombre de professionnelles infirmières en exercice viennent d’être communiqués par la DREES confirmant les dernières tendances, à savoir : 638 248, dont 66% en salarié public, 16,3% en salarié privé et 17,2% en exercice mixte.

Alors que l’ordre infirmier revendique 168 110 adhérents au 06 avril 2015, soit 26,3%, chiffres jamais certifiés par les pouvoirs publics et jusqu’alors jamais prouvés, la ministre Touraine les ayant publiquement remis en cause en septembre 2013 lors du salon infirmier à Paris, ayant même au printemps 2014 remis en cause devant les députés, la légitimité de cet ordre qui a été prolongé par décret du Premier ministre Fillon et pour deux ans en novembre 2011 !

Alors que plusieurs articles de presse remettent en cause la sécurité des patients suite à la suppression par l’Assemblée Nationale de l’ordre infirmier dans le cadre de la Loi Santé, le 14 avril dernier, les dirigeants ordinaux faisant feux de tous bois, annonçant sans aucune vergogne avoir reçu des assurances des sénateurs leur permettant d’être confiants, avant même que la Loi ne soit votée en séance plénière par les députés.

Comment ce même ordre infirmier ose-t-il remettre ainsi en cause les pratiques professionnelles de plus de 80 % des infirmières – diplômées d’Etat – au seul motif qu’elles refusent de se soumettre à un ordre infirmier qu’elles n’ont jamais demandé malgré les % bidons présentés aux parlementaires abusés en 2006, année de la parution de cette Loi inique au Journal Officiel ?

Ces mêmes blouses blanches que la population française porte aux nues et qui, du jour au lendemain, seraient devenues incapables, dangereuses car refusant de cotiser pour pouvoir exercer ? Ces infirmières au service du patient 24/24 qui continuent de travailler, malgré tout consciencieusement, dans une précarité juridique permanente et dans l’illégalité ordinale, au grand dam des employeurs eux même menacés directement par les ordres départementaux !

Comment certains de ces présidents ordinaux absents des services pour cause de cumul syndical, ordinal et/ou associatif ou urps, depuis plus de 10 ans, osent ils remettre en cause les compétences professionnelles de leurs collègues sur le terrain du soin à longueur d’année ? 

Ces questions leur sont posées, auront-ils des réponses argumentées ? 

Ou bien : vont-ils se contenter de continuer à dénoncer leurs collègues non-inscrits auprès des procureurs ? Vont-ils se contenter de faire condamner le Premier ministre par le Conseil d’Etat pour la non publication du code honteux de déontologie toujours enfermé dans les douves du ministère ?

Vont-ils continuer à recommander une asepsie indiscutable lors des injections rectales ou encore nous mettre en garde sur l’épilation au laser des poils pubiens ?

Rappelons pour mémoire que l’ordre n’a aucun pouvoir, dont disciplinaire, sur les fonctionnaires des 3 fonctions publiques y compris sur le personnel des Armées. Qu’en cas de faute non détachable du service, au civil, c’est la responsabilité de l’employeur et/ou de l’Etat qui est recherchée. Que seul le Diplôme d’Etat initial ou spécialisé atteste et garantit la formation et les compétences des infirmières et des infirmiers. Que la plupart des employeurs publics ou privés ne demandent pas l’inutile attestation ordinale d’inscription. Que les infirmiers et infirmières veulent avant tout et exclusivement être considérés comme l’ensemble des citoyens et justiciables de ce pays et relever comme depuis toujours et si nécessaire, de la justice républicaine et non pas d’une pseudo justice d’exception.

COMMUNIQUE DU SYNDICAT RESILIENCE

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