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Burn-out : les infirmiers libéraux également touchés …

Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel des soignants (SEPS), revient souvent au cœur de l’actualité. De nombreuses études traitent ce sujet, donc une, plus récente - l’étude Cahlipsos - qui s’est intéressée à ce fléau chez les infirmiers libéraux.

On parle beaucoup de burn-out chez les soignants. Il est aussi appelé syndrome d’épuisement professionnel des soignants. La psychologue, Christina Maslach, le définit comme une « incapacité d’adaptation de l’intervenant à un niveau de stress émotionnel continu, causé par l’environnement de travail ».  

Les causes du burn-out diffèrent selon le mode d’exercice. Libéraux ou hospitaliers, aucun type de soignant en particulier n’y échappe. Pour les infirmiers hospitaliers, la hiérarchie est la première cause de burn-out. Quant aux libéraux, c’est le manque de communication entre collègues qui les ferait le plus souffrir.

44% se sentent proches du burn-out.

Les résultats de l’étude Cahlipsos, menée par le docteur Joël Fleury, ont montré que près de la moitié  des infirmières libérales interrogées se sentait proche du burn-out. L’enquête a été réalisée auprès de 404 professionnels de santé du Cantal, de l’Allier, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme, âgés entre 35 et 50 ans. 

89% de ces IDELS dépassent les 35 heures de travail par semaine. 53% d’entre elles travailleraient entre 35 et 50 heures, et 26% feraient plus de 50 heures par semaine. Bien que 96% d’entre elles estiment avoir une bonne qualité de vie personnelle, 91% une bonne qualité de vie professionnelle, 44% se sentent proches du burn-out, dans les années à venir.

Mise en place d’outils de coordination des soins.

Selon ces soignants, cette souffrance au travail s’explique par plusieurs raisons : 

* le manque de communication

* la charge de travail

* le stress.

Pour remédier à ce phénomène, les professionnels de santé interrogés souhaiteraient la mise en place d’outils de coordination des soins, une coordination simplifiée avec les établissements, ou encore des temps d’échange sur les situations en cours. Tous s’accordent : des mesures sont à envisager pour prévenir et détecter le SEPS. 

Le burn-out peut se développer sur trois dimensions : 

° L’incapacité à accueillir de nouvelles émotions

° La déshumanisation de la relation à l’autre

° La perte de sens de l’accomplissement de soi au travail.

Le burn-out est difficile à détecter rapidement.

Le burn-out est difficile à détecter rapidement. La personne ne s’en rend pas souvent compte. D’ailleurs, c’est bien souvent l’entourage qui le détecte, alerté par les propos tenus sur son emploi. Le SEPS se traduit par des troubles cognitifs, tels qu’une perte de l’attention et/ou de la mémoire, mais aussi par des troubles affectifs, avec une irritabilité  ou une rigidité. 

Il peut également se traduire par des troubles comportementaux, comme des absences répétées et un comportement à risque, ou encore par des troubles psychosomatiques, avec des migraines répétitives ou un mal de dos. 

Toute personne peut être un jour victime d’un burn-out.

Rappelons que toute personne peut être, un jour, victime d’un burn-out. Cela ne dépend, en aucun cas, d’un antécédent psychiatrique.

L’étude réalisée a donc montré l’importance de la prévention de ce syndrome, avec beaucoup de transparence et de sensibilisation. Dès les premiers signes, la personne doit prendre le temps de se reposer et de communiquer sur son mal-être. Dès lors, elle pourra en identifier les causes et établir un bilan de sa situation. Enfin, si le syndrome est avéré, une prise en charge doit être déclenchée, accompagnée d’un traitement approprié. Dans certains cas, la mutation ou la réorientation professionnelle est préférable.

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