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Cancer colorectal : un test de dépistage qui se fait attendre

Mercredi dernier, les membres de la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie étaient reçus au Ministère de la Santé pour exiger la levée des blocages administratifs concernant la commercialisation du test de dépistage du cancer du côlon.

Le cancer colorectal est la deuxième cause de mortalité par cancer en France avec 18 000 décès annuels. Il touche chaque année 42 000 nouveaux patients, en particulier après 50 ans.

Le test Hemoccult, commercialisé en France depuis 2005 détecte déjà de nombreux cancers. Mais depuis, un nouveau test immunologique a fait son apparition, plus fiable, simple et pratique d’utilisation. Il n’est pas plus couteux que son prédécesseur et décèle deux fois plus de cancers. 

« La seule façon d'éviter les morts, c'est de dépister …»

Attendu depuis 6 ans et autorisé par la Haute Autorité de Santé depuis 2008, le test de dépistage du cancer du côlon n’est toujours pas disponible. Selon la SNFGE, c’est du côté de l’administration qu’il y aurait un blocage. Les médecins spécialistes s’inquiètent de cette situation, car selon eux, l'arrivée de ce nouveau test pourrait sauver de nombreuses vies. 

« La seule façon d'éviter les morts, c'est de dépister. Aujourd'hui, il y a une avancée majeure avec ce nouveau test, beaucoup plus efficace, beaucoup plus performant et qui pourrait sauver 1 500 à 2 000 vies chaque année » explique le Professeur Jean-Christophe Saurin, gastro-entérologue à l'hôpital Edouard Herriot (Lyon). 

Le coût de lancement de ce produit serait également en cause

« Ce qui freine, ce sont des problèmes administratifs et des problèmes d'organisation de la mise en place de ce dépistage au niveau de la CNAM probablement » ajoute-t-il. Face à ce constat, une large majorité de gastro-enterologues ont décidé de réagir en demandant à la Ministre de la Santé Marisol Touraine de faire en sorte que ce test immunologique soit commercialisé dans les plus brefs délais. 

Le Pr Laurent Beaugerie, président de la SNFGE dénonce « un concours de lenteur entre l’Assurance Maladie et les cabinets successifs du Ministère de la Santé. »

Mis à part le côté administratif, le coût de lancement de ce produit serait également en cause. La mise sur le marché de ce nouveau test de dépistage s’élèverait à 12 millions d’euros. Mais l’efficacité prouvée du produit et la détermination des gastro-entérologues devrait bientôt pouvoir lever cette barrière.

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