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Chine : Des bébés vaccinés contre l’hépatite B décèdent

Au moins 7 nourrissons chinois sont décédés depuis novembre des suites de l’administration du vaccin anti-hépatite B, gratuit et obligatoire dans le pays.

« Soixante-dix minutes après avoir reçu le vaccin, un nouveau-né a soudain été plongé dans un état critique, nous lui avons immédiatement administré un traitement d'urgence, mais le bébé n'a pas survécu » rapporte He Yiping, le directeur adjoint de l'hôpital Nanwan de Shenzhen. L’équipe de soin avait pourtant trouvé que l’enfant semblait en parfaite santé avant l'injection.

Une dizaine de bébés sont ainsi décédés depuis un mois de façon simultanée dans les provinces du Hunan, Sichuan et du Guangdong, au sud de la Chine. Ces décès inquiétants s’ajoutent aux nombreux scandales sanitaires qui ont éclaté dans le pays, où le domaine de la santé est en proie au laxisme et à la corruption de la part des autorités de contrôle. 

L’exemple le plus récent remonte à mars 2010, lorsque des vaccinations avaient provoqué la mort de 4 enfants et de 70 autres malades. En 2003, les autorités chinoises avaient également été accusées d'avoir dissimulé l'épidémie de SARS dans le pays. Six enfants avaient été tués et des milliers rendus malade par du lait infantile contaminé par de la mélamine en 2008. 

Face à ce vent de panique, l'Administration chinoise de l'alimentation et du médicament a suspendu l'usage du vaccin

Sur le réseau social Weibo (équivalent chinois de Twitter) « Vaccin mortel » était le deuxième sujet le plus discuté par les internautes, de plus en plus inquiets. « J'étais toute tremblante aujourd'hui en emmenant ma petite fille pour une vaccination, en redoutant qu'un accident ne survienne. Il n'y a de sécurité nulle part » s’indigne une internaute. Une inquiétude évidente sachant que plus de 44 millions de doses de ce vaccin sont en stock, ou ont déjà été vendues, dans 27 provinces et régions à travers la Chine.

Face à ce vent de panique, l'Administration chinoise de l'alimentation et du médicament a suspendu l'usage du vaccin contre l’hépatite B,  fabriqué par l’entreprise BioKangtai. Si les tests n'ont pas prouvé jusqu'à présent la responsabilité du vaccin dans la mort des nourrissons, une enquête a néanmoins été déclenchée.

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, environ 600 000 personnes meurent chaque année dans le monde de l'hépatite B, les régions les plus touchées étant l'Afrique subsaharienne et l'Asie orientale. L’OMS préconise donc de vacciner les bébés dès leur naissance ou dans les 24 heures. La campagne de vaccination, obligatoire en Chine, est seulement recommandée en France. Le vaccin incriminé n’est heureusement pas autorisé en France.

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