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Des erreurs de médicaments trop nombreuses au CHU de Québec en 2013

En 2013, plus de 8 000 erreurs de médicaments ont été constatées à l’Hôtel-Dieu de Québec et à l’Hôpital Saint-François d’Assise (Canada). C’est un chiffre beaucoup trop élevé, avec de lourdes conséquences. Une des erreurs les plus fréquentes reste l’oubli de donner le médicament. 

C’est le rapport annuel du Comité de Gestion des Risques du CHU de Québec qui indique la croissance du nombre d’erreurs au sein du CHU de Québec. A l’Hôtel-Dieu de Québec (Canada), la proportion de ces erreurs, multipliée par six, est passée de 0,3% à 1,9%, en un an. A Saint-François d’Assise, cette proportion a été multipliée par quatre, en passant de 0,4% à 1,5%.

Ce type d’erreurs entraîne de lourdes conséquences. Il arrive que certains patients se voient prescrire des traitements spécialisés et prolonger leur hospitalisation. Fort heureusement, ces erreurs n’ont pas entraîné de décès. Pourtant, chaque année, un petit nombre de patients décèdent d’une erreur de médication dans les hôpitaux et les centres d’hébergement de soins de longue durée de Québec.

66 erreurs aux conséquences importantes.

Composé de cinq hôpitaux, le CHU de Québec a fait l’objet, en 2013, de 66 erreurs aux conséquences importantes, soit trois fois plus que l’année précédente. Au Centre Hospitalier Université Laval (CHUL), chez les patients adultes, le taux d’erreurs a augmenté alors qu’il n’a pas bougé au Centre mère-enfant, ni à l’Enfant-Jésus. A l’Hôpital du Saint-Sacrement, en revanche, aucune erreur importante de médicamentation n’a été reportée en 2013.

« Même si près de 79% des erreurs médicamenteuses sont sans conséquence pour l’usager et que plus de 99% n’entraînent pas de conséquences importantes, le nombre total d’erreurs demeure préoccupant » indique le rapport présenté à la dernière réunion du Conseil d’Administration du CHU de Québec.

Plus de 8 000 erreurs de médicaments.

Ces erreurs sont-elles les premiers signes d’un manque de personnel infirmier ou d’une charge de travail élevée ? Le rapport ne fait pas état de l’origine de ces erreurs. « Diverses stratégies ont été entreprises afin de réduire le nombre d’événements liés à la médication, notamment la campagne de sensibilisation à l’écriture des ordonnances, la révision de la liste des abréviations dangereuses, l’identification des médicaments de niveau d’alerte élevé, l’introduction de nouvelles pompes intelligentes et autres ». A Québec, plus de 8 000 erreurs de médicaments ont été constatées en 2013.

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