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Enfants hyperactifs : un trouble sur-diagnostiqué

Aux Etats-Unis, le nombre d’enfants prenant un traitement pour l’hyperactivité est passé de 600 000 à 3,5 millions en 20 ans. Face à ce phénomène de dérives chez les spécialistes, la France se montre vigilante.

L’enfant est souvent victime de « décharge motrice d’anxiété »,  à ne pas confondre avec le « trouble de l’attention » qui est un véritable trouble neurologique. Les personnes qui en sont atteintes éprouvent des difficultés à contrôler leur comportement et à maintenir leur concentration. Généralement diagnostiqué à l'étape de l'enfance, ce trouble continue de se manifester à l'âge adulte. Il peut également être associé à de l’hyperactivité.

Le nombre d’enfant diagnostiqué de ce syndrome est aujourd’hui de 3,5 millions outre-Atlantique, face à 600 000 en 1990. Une augmentation impressionnante qui peut être expliquée de plusieurs façons. Tout d’abord l’excitation visuelle et auditive à laquelle les enfants sont soumis dès leur plus jeune âge, renvoyée par des objets tels que la télévision, l’ordinateur et les tablettes, peuvent induire un comportement souvent assimilé à de l’hyperactivité alors qu’il peut s’agir d’autre chose. 

Il s’agit de faire la différence entre une surexcitation mentale et la manifestation de l’anxiété et du stress

La seconde explication provient du fait que les laboratoires ont mené dernièrement des campagnes de communication sur l’hyperactivité, en mettant en valeur l’efficacité de leurs médicaments auprès des médecins et des parents. Ces campagnes influencent ce public, qui par la suite acceptera plus facilement l’hyperactivité au sein de la famille.

Le diagnostic de l’hyperactivité relève d’un protocole bien précis, il s’agit de faire la différence entre une surexcitation mentale et la manifestation de l’anxiété et du stress. Une situation difficilement détectable en particulier chez les enfants mais qui est pourtant nécessaire pour éviter un traitement médicamenteux qui n’aura aucun effet si l’enfant n’est pas hyperactif.

Les pédiatres privilégient des méthodes plus classiques

Contrairement aux Etats-Unis, les parents français sont beaucoup plus hésitants à administrer un traitement médical à leur enfant. Les familles ont pour seul souhait de trouver une solution au problème de leur enfant, sans intégrer la présence de médicaments.

Les laboratoires français ne font pas, eux, preuve de matraquages publicitaires, en tout cas pas directement auprès des parents. Et les pédiatres privilégient des méthodes plus classiques telles que des tests psychologiques, qui débouchent souvent sur une thérapie, plutôt qu’une prise en charge médicamenteuse.

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