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Erreur d’une étudiante en soins infirmiers : les conditions de travail et l’encadrement mis en cause

Les professionnels de santé, étudiants et confirmés, connaissent tous la hantise de l’erreur, qui est source d’un véritable traumatisme. 

S’il est encore trop tôt pour connaître les circonstances exactes de l’erreur médicale (cf. article http://lpds.re/cINMU3m ), les investigations ont montré que « le patient, récemment hospitalisé en soins palliatifs, s’est vu administrer, par erreur, en intraveineuse directe, cette dose de potassium qui aurait dû être administrée à un autre patient, qui se trouvait dans une autre chambre », a expliqué Marie-Madeleine Alliot.

En plus des effectifs réduits, des recours aux intérimaires, le regroupement et la mutualisation de services, la profession est en émoi. Les conditions de travail des soignants, sources d’erreurs, sont mises en causes. A l’heure où les soignants rencontrent de plus en plus de difficultés à exercer leur activité au quotidien, la question de la qualité de l’encadrement offert aux étudiants sur le terrain est sur toutes les lèvres. Comment est-il possible d’encadrer correctement les étudiants infirmiers lorsque les encadrants éprouvent déjà des difficultés dans la prise en charge des patients ?

Sous pression et épuisés, les soignants viennent travailler la peur au ventre.

De même, la diminution des effectifs paramédicaux, touchant ainsi le principe des ratios patients/soignants, affecte de plus en plus les conditions de travail. Ce phénomène augmente le risque d’erreur médicale, qui peut avoir des conséquences dramatiques. Sous pression et épuisés, les soignants viennent travailler la peur au ventre.

Ce contexte de stress permanent impacte considérablement la qualité des soins ainsi que la sécurité des patients. Malgré des alertes de soignants, aucune mesure correctrice n’est prise pour contrer ce phénomène.

La dégradation des conditions de travail se répercute donc aussi bien sur les soignants, confirmés et étudiants, que sur les patients.

Par ailleurs, la généralisation de l’hospitalisation de jour ou ambulatoire réduit considérablement le temps patients-soignants, provoquant ainsi des erreurs de jugement. Comment envisager d’encadrer et surveiller un(e) étudiant(e) dans un tel contexte ?

La dégradation des conditions de travail se répercute donc aussi bien sur les soignants confirmés et étudiants, que sur les patients. En plus des conditions salariales peu attractives, et de la pénibilité, la question de la responsabilité se pose, et la profession séduit de moins en moins les jeunes.

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