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Essonne : Une aide-soignante reconnaît avoir mis le feu à son hôpital

Une aide-soignante de l’Hôpital privé du Val d’Yerres, âgée de 27 ans, a reconnu être l’auteur de sept départs de feu, depuis mars. Ces actes ont tous été commis un jeudi, dans la nuit.

Le 7 mars, un premier incendie s’est déclaré dans une chambre inoccupée de l'hôpital privé du Val d'Yerres. Le préjudice pour le centre médico-chirurgical se chiffrerait à près de 100 000€. L’auteur présumée de ces départs de feu a été hospitalisée d’office. Le personnel de l’établissement est donc soulagé. Entre craintes d’incendies la nuit, certaines personnes ne voulaient plus travailler ce jour-là. L’employée suspectée d’être à l’origine de ces incendies a donc été interpellée, et a rapidement reconnu les faits lors de sa garde à vue. 

Cette aide-soignante de 27 ans, aurait agi à la suite d’une déception amoureuse. Le premier incendie - a priori le plus grave - s’est produit dans la nuit du 6 au 7 mars. Le feu s’est déclaré vers 23 heures, dans une chambre inoccupée d’un étage désaffecté. Vingt-deux pompiers sont intervenus, huit véhicules et une lance ont été nécessaires pour l’éteindre, deux heures plus tard. Six patients, prix en charge à l’étage du dessus, ont été évacués, à cause des fumées. La piste d’un problème électrique a d’abord été évoquée, en raison de travaux sur le lieu où le feu s’est déclaré.

Important dispositif de surveillance pour contrôler les entrées et sorties.

Mais, deux semaines plus tard, l’histoire se répète. Deux autres départs de feu sont constatés. Dès lors, les policiers du commissariat de Montgeron ont mis en place un important dispositif de surveillance pour contrôler les entrées et sorties de l’établissement. Cette tactique leur a permis de déterminer que l’auteur de ces sinistres était un membre du personnel de la clinique.

Pendant quelques jours, une douzaine de policiers planquent discrètement, jour et nuit. Cela leur a permis d’amoindrir la liste des suspects, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un nom. L’interpellation a donc eu lieu le lundi 26 mai 2014.

Toutes les deux semaines, l’histoire se répétait.

Face aux policiers, la jeune soignante, sans antécédent judiciaire, a expliqué avoir surpris son fiancé avec une autre femme, et ce, quelques heures à peine avant le premier incendie. Ce jeudi-là, en allant faire le plein d’essence de sa voiture, la jeune femme a décidé d’en verser dans un bocal, pour commettre le premier crime. 

Toutes les deux semaines, l’histoire se répétait le jeudi, le jour où tout a basculé pour la jeune soignante qui, selon elle, est un "jeudi maudit". Vue par un expert psychiatre, durant sa garde à vue, la jeune femme a été placée en hospitalisation d’office. Le médecin a notamment détecté des signes de dépression.

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