Bienvenue

Evaluation des soignants

La recrudescence actuelle de sites comme Quimesoigne.com ou encore Notetondoc.com, permet de trouver facilement et rapidement un professionnel de santé selon ses critères. Mais s'ils provoquent la colère de certains soignants, c’est qu’ils mettent en place un système de notation sur la fiche de chaque professionnel, et permet à quiconque de déposer un commentaire positif ou négatif à son sujet.

Quimesoigne.com recense tout type de professionnel : dentistes, médecins généralistes, psy… Comme l’affirment les fondateurs du site, leur objectif est d’améliorer l’accès aux soins, car les informations sont pour la plupart déjà disponibles sur le Net mais mal organisées et dispersées. 

Un principe qui n’est pas au goût de tout le monde et qui énerve certains soignants : « N'importe quel patient qui n'obtient pas ce qu'il veut fera une mauvaise pub pour se venger. A la rigueur un mauvais soignant doit faire l'objet d'un signalement à l'ARS mais pas de publication d'avis subjectifs qui à l'inverse peuvent aussi mettre en avant des soignants qui ne le "méritent pas plus" que les autres » déclare un internaute.

Ce système peut également servir de support de publicité pour certains concurrents qui pourraient aller jusqu‘à dénigrer leurs confrères.

En effet la plupart de leurs détracteurs vont même jusqu’à affirmer que ce site est illégal, car la neutralité et l’objectivité des commentaires laissés ne peut être reconnue, comme pour ce commentaire déposé par un patient d’un médecin généraliste parisien «… les consultations sont toujours expédiées très rapidement. Les locaux sont très beaux et très bien situés, mais ça ne compense pas. Pour la nutrition, il donne des mauvais conseils (herbalife !) » .Ce système peut également servir de support de publicité pour certains concurrents qui pourraient aller jusqu‘à dénigrer leurs confrères.

Certains soignants pensent que s’ils n’ont rien à se reprocher, ils n’ont pas à craindre d’avis négatifs et si c’est le cas, cela les poussera à s’améliorer. D’autres doutent encore de l’efficacité d’un tel site, comme on peut le lire sur Facebook : « On donne déjà un avis quand on recommande tel ou tel praticien à un ami ou une connaissance ou au contraire quand on déconseille, non ? Dans les forums médicaux souvent les gens se refilent des adresses de médecins. Là il s'agit d'un site dédié et théoriquement encadré. Est-ce mieux ou pire ? » 

« Il devrait y avoir quelqu’un pour dire un jour à ce médecin qu’il n’a pas fait les choses comme il aurait dû, qu’il a échoué dans son analyse, qu’il a commis une erreur »

L’Angleterre a déjà mis en place ce système d’appréciations et de notations, exclusivement pour les médecins, avec pour objectif de mettre fin aux erreurs médicales. « Il devrait y avoir quelqu’un pour dire un jour à ce médecin qu’il n’a pas fait les choses comme il aurait dû, qu’il a échoué dans son analyse, qu’il a commis une erreur » : c’est le témoignage de Brian, qui a dû être amputé après un mauvais diagnostic. Un médecin généraliste de permanence n’a pas su déceler un caillot de sang dans sa jambe. Un cas qui n’est malheureusement pas isolé…

Côté britannique cette innovation est plutôt bien reçue par les professionnels comme le Docteur Sian Howell qui estime que « si la majorité des patients n’est pas satisfaite de vous c’est important que vous le sachiez et que vous changiez de comportement ». 

Suite aux analyses des commentaires et notes des patients, les autorités britanniques peuvent décider de sanctionner, voire radier le médecin en question, une première mondiale.

Et vous, que pensez-vous de ce genre de site ?

0 commentaire

Déjà inscrit

 Se souvenir de moi

Pas encore inscrit ? Rejoignez La Passion du Soin !

 J'accepte les conditions générales d'utilisation de La Passion du Soin

A lire aussi

Le Salon Infirmier 2013 a été l’occasion de rencontrer Sarah Guerlais, vice-présidente du mouvement Ni Bonnes Ni Nonnes Ni Pigeonnes, mais également infirmière libérale. Représentant du cri de colère des soignants, le groupe Facebook compte aujourd’hui 37 000 membres.