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« Filles du Distilbène » : 2 fois plus de risque d’avoir un cancer du sein

Selon la première étude française évaluant les risques du Distilbène, les femmes qui ont été exposées à cette molécule dans le ventre de leurs mères ont deux fois plus de risque de développer un cancer du sein.

Le Distilbène (D.E.S), également commercialisé sous le nom Stilboestrol Borne, a été prescrit en France entre 1948 et 1977 à près de 200 000 femmes. Cette hormone avait pour but de limiter le risque de fausses couches.

Cette molécule s’est avérée être un véritable poison, qui a contaminé trois générations successives : les consommatrices, leurs filles et leurs petites-filles. Les futures mères ont pris cet œstrogène de synthèse sans savoir qu'il générait des graves problèmes de santé sur leurs enfants, et même leurs petits-enfants.

Le Distilbène provoque des cancers du col de l’utérus et du vagin, des malformations génitales, des problèmes d’infertilité et des naissances prématurées. Et surtout, l’étude montre que l’exposition des « filles D.E.S » à l’œstrogène a doublé leur risque d’être touché par un cancer du sein. Ce risque est comparable à celui d’une femme dont la mère, la sœur ou encore la fille, aurait elle-même été victime d’un cancer du sein. Cette menace augmente de 30% chez les « mères D.E.S ».

80 000 « filles D.E.S » en France

« Étant donné que le risque de cancer du sein est élevé dans la population générale (environ 1 cancer pour 9 femmes en France), cette augmentation représente un réel problème de santé publique, notamment en terme de nombre de cas, puisqu'il y aurait environ 16 000 à 20 000 cas de cancers chez les 80 000 « filles D.E.S » en France, au lieu des 8 000 à 10 000 cas attendus », expliquent les auteurs de l’étude.

Sur les enfants des « filles D.E.S », l’impact de cette hormone est également conséquent. Les chercheurs ont constaté une augmentation des cas d’Infirmité Motrice Cérébrale, liée à leur naissance prématurée. Sur cette 3ème génération, les garçons sont aussi touchés. Ainsi, plusieurs cas d’obstruction de l’œsophage, d’hypospadias et de cryptorchidie ont été détectés.

Les auteurs de l’étude conseillent donc aux « filles du Distilbène » d’effectuer des examens complets et réguliers pour prévenir les effets de l’œstrogène. 

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