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La FNESI dénonce le manque de transparence du coût de la formation en soins infirmiers

Dans un communiqué de presse diffusé la semaine dernière, la FNESI (Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers) dénonce le manque de transparence du coût de la formation des étudiants en soins infirmiers.

La FNESI, Communiqué de presse, le 14 août 2015 :

Menaces sur l’obtention du diplôme, pressions, rétention des indemnités de stage : c’est ce que doivent subir des étudiant-e-s de l’Institut Régional de Formation Sanitaire et Sociale - Croix-Rouge Française de Châlons-en-Champagne (51). En cause, un litige sur le coût et les conditions de financement de leur formation continue.

Il est ancré dans l’imaginaire collectif que tout un chacun peut se reconvertir en tant qu’infirmier, à tout âge, en bénéficiant d’une formation presque gratuite. Pour les personnes ayant interrompu leurs études, ce changement de cap est parfois imaginé sans prendre en compte la différence entre formation initiale et continue, qui ont un financement tout à fait différent selon la région d’études. Dans le premier, la part de l’étudiant est minime, le reste étant subventionné par les Régions, contrairement au deuxième où la part de la Région peut fortement varier, faisant alors parfois peser le coût de la formation sur l’étudiant-e. De plus, la définition même d’un étudiant en formation initiale ou continue varie selon la région.

C’est donc cette amère expérience que vivent les étudiant-e-s de Châlons-en-Champagne : ce ne sont pas moins de 6 500 euros par an qui leur sont réclamés, sous peine de poursuites judiciaires. Pourtant, aucune information sur le coût de la formation ne figurait sur le dossier d’inscription au concours. C’est donc le jour de la rentrée en première année qu’ils ont découvert les frais qu’allait engendrer leur formation, les empêchant de choisir un Institut de Formation en Soins Infirmiers présentant un coût de formation moins élevé. 

Cette situation s’était déjà produite en décembre 2014 dans les IFSI de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris. La Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers avait alors obtenu que les étudiant-e-s qui n’avaient pas préalablement été informés du coût de la formation puissent poursuivre leurs études dans les conditions qui leur avaient été préalablement appliquées, c’est-à-dire les mêmes que pour les étudiant-e-s en formation initiale.

Il apparaît que la gestion du financement par la Région Champagne-Ardenne ne permet pas d’informer clairement l’étudiant-e sur une possibilité de financement régional avant l’examen de son dossier, réalisé après sa rentrée. C’est donc seulement une fois engagé dans son IFSI, sans possibilité de recours, que l’étudiant-e est en capacité de savoir s’il sera financé et donc quel sera le coût de ses études.

La FNESI encourage donc les Régions à la réflexion autour de leur gestion du financement des formations sanitaires et sociales, notamment à la veille des élections régionales et de la réorganisation territoriale liée à la fusion des régions. Les Instituts de Formation eux-mêmes doivent améliorer la visibilité du coût et des conditions de financement de la formation afin d’éviter de placer les étudiant-e-s dans une situation financière plus que délicate, parfois proche du drame personnel.

 

Enfin, la FNESI appelle l’IRFSS Croix-Rouge Française de Champagne-Ardenne et la Région Champagne-Ardenne à prendre leurs responsabilités face à ce défaut d’information manifeste afin de ne pas pénaliser ces étudiant-e-s en compromettant l’obtention de leur diplôme, ou en les mettant face à de graves difficultés financières, après trois ans d’engagement dans leur formation. 

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