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Hôpitaux : 400 millions d'euros de déficit en 2013

Le déficit des hôpitaux publics atteindrait 400 millions d'euros en 2013, selon une estimation de la Fédération Hospitalière de France. Un montant 2,6 fois supérieur à celui de 2012.

Après avoir produit un déficit de 150 millions d'euros en 2012, les hôpitaux publics ont plongé un peu plus dans le rouge en 2013, a alerté la Fédération Hospitalière de France. Cette nouvelle tombe mal pour le ministre du budget, Bernard Cazeneuve. Il s'était en effet félicité mardi dernier devant la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale, que l'Assurance Maladie avait réussi à économiser 1 milliard d'euros.

Les établissements hospitaliers ont perdu 400 millions d'euros l'année dernière, selon la première estimation de la FHF. C'est plus de deux fois et demie qu'en 2012, où il s'élevait à 150 millions d'euros. La dette des hôpitaux serait elle aussi en augmentation et serait passée de 25 milliards en 2011 à 30 milliards d'euros en 2013.

Un décalage entre les autorisations de dépenses et les charges des hôpitaux

Pour expliquer les causes de ce dérapage, Frédéric Valletoux, le président de la fédération, évoque un décalage entre les autorisations de dépenses et les charges des hôpitaux. Alors que l'enveloppe attribuée par l'État aux 1100 établissements publics n'a progressé que de 2,4%, les charges, notamment de personnel, ont progressé de 3,6% à 3,8%. 

Ce mécanisme négatif pour les établissements se reproduit toutefois tous les ans. La hausse des prix des médicaments de pointe n’est pas non plus étrangère à ce déficit, augmentant de 8% en moyenne.

Ces mauvais résultats touchent plus durement certains établissements hospitaliers que d’autres

Ces mauvais résultats touchent plus durement certains établissements hospitaliers que d’autres. L’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, par exemple, constate un gonflement de ses dépenses, après les baisses successives de ses budgets précédents. Le plus grand hôpital de France devrait recevoir une aide de 20 millions d'euros de la part de l’Etat, suite à la promesse de la ministre de la santé Marisol Touraine.

Cette première estimation de déficit survient au même moment que les négociations entre les cliniques privées et les hôpitaux publics qui ont débuté vendredi dernier avec le gouvernement. Ces négociations concernent les tarifs hospitaliers pour 2014. Ils réclament que leurs tarifs ne baissent pas davantage que ceux du secteur privé, au contraire de l'année dernière.

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