Bienvenue

Infections urinaires

Plus fréquente chez la femme pour des raisons anatomiques, l’infection urinaire peut devenir une véritable gêne au quotidien, et même gâcher la vie. Bien qu’elle soit sans gravité, dans la majeure partie des cas, près de deux millions de femmes, en France, sont victimes chaque année d’infections urinaires récidivantes, et  une femme sur trois aura une infection urinaire avant l’âge de 24 ans.

Par infection urinaire, on entend les infections qui touchent une ou plusieurs parties du système urinaire, comme l’urètre, la vessie, et les reins. L’urètre est un conduit qui permet d’évacuer l’urine, chez la femme, et le sperme, chez l’homme. Une infection de l’urètre peut provoquer une urétrite, une inflammation, souvent très douloureuse, accompagnée de sensation de brûlures intenses lors de la miction, plus fréquente chez l’homme. Une inflammation de la vessie, appelée aussi infection urinaire basse ou cystite, résulte d’une prolifération de bactéries, ayant remonté l’urètre et atteint la vessie. Ce type d’infection urinaire est celle qui touche le plus souvent la femme. Une infection des reins est due au fait que les bactéries peuvent remonter plus loin qu’aux reins, où elles provoquent une forme sévère d’infection urinaire, la pyélonéphrite.

Elles sont donc plus fréquentes chez la femme, puisque les bactéries, qui viennent de l’extérieur, ont un trajet plus court à parcourir chez la femme que chez l’homme. La longueur de l’urètre est en effet bien plus importante chez l’homme, ce qui limite la migration des bactéries, depuis le méat jusqu’à la vessie. Chez la  femme, les voies sexuelles et urinaires sont distinctes. En revanche, chez l’homme, les voies urinaires peuvent conduire l’infection jusqu’aux organes de la reproduction (prostate, testicules, épididymes). 

Les femmes sont bien plus exposées au risque d’infection.

Avec l’âge, et plus particulièrement à partir de 50 ans, les hommes sont plus exposés au risque d’infection urinaire, en développant une hyperplasie de la prostate. Or, une prostate qui prend un volume plus important va gêner le fonctionnement normal de la vessie. L’urine va alors séjourner plus longuement au sein de la vessie, favorisant la rétention des bactéries. Celles-ci ne sont pas correctement évacuées par le flot d’urine et sont donc plus susceptibles de provoquer une infection.

Les bactéries à l’origine de l’infection urinaire appartiennent à la famille des esherishia coli. Elles proviennent de l’intestin, dans lequel elles prolifèrent naturellement. On les trouve en grande quantité sur la surface de l’anus. Généralement, il s’agit d’un défaut d’hygiène, qui peut provoquer une contamination des sous-vêtements qui, à leur tour, vont transmettre la bactérie vers les voies urinaires. Les femmes sont bien plus exposées au risque d’infection pour ce mode de transmission. Les bactéries peuvent également être transmises lors de rapports sexuels.  Dans ce cas, les hommes sont plus sujets au risque d’infection, leurs voies urinaires étant plus exposées que celles des femmes. Les bactéries impliquées sont principalement les chlamydias et les gonocoques, à l’origine des infections sexuellement transmissibles. Elles provoquent le plus souvent une blennorragie, ou « chaude pisse »

Boire près de 2 litres d’eau chaque jour.

Le traitement se fait par antibiotiques. Il est important d’observer, en parallèle du traitement, des règles d’hygiène, comme boire près de 2 litres d’eau chaque jour. Certains experts recommandent aussi le jus de canneberge. Il est conseillé d’uriner après chaque rapport sexuel, d’éviter de se retenir d’uriner, et de s’essuyer systématiquement de l’avant vers l’arrière, pour éviter de rapporter des germes. En cas de constipation, il est essentiel de bien la traiter. Il est également conseillé d’utiliser uniquement de l’eau et du savon doux, de privilégier un produit au PH neutre, pour faire sa toilette intime, et d’éviter les produits déodorants dans la région génitale, qui peuvent irriter la muqueuse de l’urètre. Certains vêtements, trop serrés ou d’une certaine matière comme le synthétique, peuvent favoriser l’humidité et la chaleur des parties intimes.

Le diagnostic est confirmé par une simple analyse, une bandelette urinaire. Le traitement doit être suivi pour éviter d’autres infections. En cas de fièvre ou de douleurs lombaires, le sujet devra alors consulté un médecin. 

0 commentaire

Déjà inscrit

 Se souvenir de moi

Pas encore inscrit ? Rejoignez La Passion du Soin !

 J'accepte les conditions générales d'utilisation de La Passion du Soin

A lire aussi

Les urgences de nuit de l’hôpital de Neuilly sont en grève depuis le mercredi 26 mars. Ce mouvement fait écho à la suppression d’un poste infirmier de nuit.