Bienvenue

Journée mondiale de lutte contre le sida : le combat continue

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le VIH, l’Onusida délivre un message d’espoir. Une fin de l’épidémie serait possible d’ici 2030, à condition d’investir plus.

35,3 millions de personnes sont porteuses du VIH dans le monde, selon le rapport de l’Onusida 2013. Sur le territoire français elles sont 150 000, et près de 40 000 personnes l’ignorent et continuent de propager l’épidémie. 30 % des personnes qui découvrent leur maladie en sont déjà au stade « sida », cela signifie qu’elles sont déjà contaminées depuis plusieurs années.

En France, 6400 personnes ont découvert leur séropositivité en 2012, face à 6087 personnes en 2011. Mais dans le monde, le nombre de nouvelles infections a chuté de 38 % depuis 2001, et les décès de 35% depuis 2005. Sur l’année 2013, 2,3 millions de personnes supplémentaires ont pu bénéficier de l’accès aux traitements. En juin 2014, le nombre de personnes sous traitement atteignait 13,6 millions.

Le sida a tué 39 millions de personnes

Toutefois plus de 20 millions de personnes n’ont toujours pas accès aux soins. Car dans le monde, 35 millions de personnes sont séropositives. L’Afrique subsaharienne, à elle seule, compte 24, 7 millions de contaminés. Aujourd’hui les chiffres sont alarmants : le sida a tué 39 millions de personnes à travers le monde.

Les plus touchés sont les jeunes, qui sont de moins en moins nombreux à se protéger de la maladie. En effet un tiers des étudiants (33 %), déclare ne jamais porter de préservatifs et 38 % ne se font jamais dépister.

L’objectif « 90-90-90 »

L’enjeu de l’Onusida est donc aujourd’hui d’atteindre l’objectif « 90-90-90 », d’ici 2020. C’est-à-dire que 90 % des personnes infectées connaissent leur séropositivité et que 90 % des personnes informées puissent avoir un accès au traitement. Enfin, l’Onusida souhaite que 90 % des personnes traitées aient un niveau de virus indétectable dans l’organisme.

L’atteinte de cet objectif pourrait avoir beaucoup d’impact car « on sait aujourd’hui qu’une personne bien traitée ne transmet plus le virus. Le traitement peut donc, aussi, être une arme de prévention pour éviter de nouvelles infections », souligne Emmanuel Trénado, secrétaire de l’organisation Coalition Plus.

« Nous pourrions briser l’épidémie pour de bon »

Au-delà des vaccins préventifs, trois équipes de recherche françaises mènent des travaux dans le but de créer des vaccins thérapeutiques :

- L’InnaVirVax, un vaccin contre les cellules tueuses naturelles, qui ne neutralise pas le virus mais qui évite son effet pathogène

- Le Biosantech, un vaccin qui cible directement le VIH en supprimant les cellules réservoir infectées  dans lequel se niche le virus  

- L’ANRS 149 Light, un vaccin avec une stratégie de « prime boost » (associer d’autres vaccins), qui tente de reconnaitre les cellules infectées et les détruit.

Des avancées qui pourraient être majeures, mais qui nécessitent des fonds. Comme l’affirme le directeur de l’Onusida, Michel Sidibé : « En investissant 3 dollars (2,40 €) par jour et par personne vivant avec le VIH au cours des cinq prochaines années, nous pourrions briser l’épidémie pour de bon »

0 commentaire

Déjà inscrit

 Se souvenir de moi

Pas encore inscrit ? Rejoignez La Passion du Soin !

 J'accepte les conditions générales d'utilisation de La Passion du Soin

A lire aussi

Selon un sondage Ifop, les recommandations en matière de santé délivrées par les campagnes de lutte contre le tabagisme, la surconsommation d’alcool et la sédentarité sont appliquées par la moitié des français.