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La confrontation intergénérationnelle

Avec un monde médical en constante évolution et une réforme de la formation infirmière, la rencontre entre les jeunes diplômées et les anciennes infirmières tournent parfois au conflit.

L’un des principaux responsables de cet affrontement est la reforme infirmière. Le niveau licence est plutôt bien accueilli par les professionnels mais le contenu du programme plaît moins. Le problème majeur reste l’absence de mise en situation professionnelle. 

A présent les ESI n’ont que sept stages de dix semaines, bien moins qu’auparavant. Par conséquent le nombre d’heures de pratique de soin infirmier est considérablement réduit. Une faiblesse que les infirmières de « l’avant-réforme » dénoncent régulièrement comme Gaëlle, une IDEL :     « Recevoir des étudiants en stage, c’est une responsabilité qui peut être enrichissante (…). Mais, à l’hôpital de Digne, en service de médecine interne, on avait eu une stagiaire dont le cursus était dans le cadre de la nouvelle réforme : la fille était en 2ème année, elle n’avait encore jamais fait un seul soin infirmier ! Je crois qu’au niveau technique, les nouveaux étudiants ont un peu de lacunes. D’où l’importance du terrain pour les former aux actes infirmiers.  La pratique est aussi importante que la théorie. Une infirmière qui n’a aucune connaissance pratique, ce n’est pas une infirmière ».

La différence de génération prend également une part importante

Au-delà de la réforme, les infirmières font face à une évolution des profils. Autrefois la profession infirmière pouvait s’apparenter à du bénévolat, rendre service, aujourd’hui la préoccupation d’avoir un bon salaire est plus importante. Et le contexte économique actuel n’y est pas pour rien.

La différence de génération prend également une part importante. A l’heure des avancées technologiques, les infirmières qui exercent depuis longtemps ont parfois du mal à se soumettre à un système informatisé.

S’ajoute une avancée des pratiques et du métier qui transforme le monde libéral. Comme par exemple les restrictions budgétaires des hôpitaux, qui déchargent une partie de leurs activités sur les infirmières libérales. 

Une connaissance des techniques de soin plus pointues qui pourrait en déstabiliser certaines

Actuellement plus d’une centaine d’actes de soins sont reconnus aux infirmières, un nombre qui devrait augmenter avec un système de santé qui souhaite déléguer plus de tâches aux IDE. Une connaissance des techniques de soin plus pointues qui pourrait en déstabiliser certaines. 

Mais comme l’explique Ange-Dominique Secondi, vice-présidente du Comité d’Entente des Formations Infirmières et Cadres il n’est pas question de changer de métier. « Si on souhaite rester des infirmiers et non des techniciens en soins infirmiers, il faut qu’on évolue. C’est fondamental, sans perdre le sens du soin. Il est normal que cela suscite une crainte, mais nous restons vigilants. Nous serons toujours des IDE. Quand on parle de pratique avancée il ne s’agit pas de se substituer aux médecins… »

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