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La gale gagne du terrain

Après l’épidémie de gale qui s’était déclenchée à l'hôpital de Montbéliard en Août dernier, dans le service de gériatrie, et qui avait contaminé une dizaine de patients et de membres du personnel, c’est maintenant à l’hôpital de Nevers que la maladie se propage.

« Des mesures de traitement et de prévention ont été prises pour limiter la propagation de cette maladie parasitaire de la peau sans gravité, mais contagieuse » indiquent l'Agence Régionale de Santé et la direction du centre hospitalier de l’agglomération de Nevers lors d’un communiqué lundi dernier. 

Chaque année 5000 cas de gale sont recensés en Bourgogne mais ces derniers mois l’ARS observe une hausse des signalements, que ce soit dans les hôpitaux, les établissements scolaires ou accueillants des personnes âgées et les établissements pénitentiaires. La transmission de la maladie intervenant par contact cutané prolongé, c’est sans surprise que les cas de gale sont observés en majeure partie dans les collectivités.

Quatre patients et vingt membres du personnel sont atteints par cette maladie

L’infection est due à un parasite qui se loge sous la peau. C’est après deux à quatre semaines d’incubation que la gale se manifeste par des démangeaisons très intenses, principalement au niveau des  doigts, poignets, aisselles… Le traitement repose sur la prise de médicaments et d’un traitement local (badigeonnage, pulvérisation, crème…) du malade et des personnes ayant été en contact proche. La désinfection de l’environnement des personnes atteintes est également importante (lavage des textiles à plus de 60 °C, pulvérisation d’antiparasitaires).

Au centre hospitalier de l’agglomération de Nevers quatre patients et vingt membres du personnel sont atteints par cette maladie. Le premier cas a été diagnostiqué le 11 décembre dernier. L’épidémie de gale touche plusieurs services.

Partout en France de nombreux médecins remarquent une recrudescence des cas de gale depuis quelques années

En Rhône-Alpes, le nombre de cas recensés est également en hausse puisqu’en 2012, 164 personnes ont été touchées par la gale dans la région, et 200 cas ont été signalés en 2013. Depuis le début de l’année 2014, 24 personnes ont déjà été atteintes.

Le problème semble national puisque partout en France de nombreux médecins remarquent une recrudescence des cas de gale depuis quelques années. « Pendant mes études, je plaçais la gale au même titre que le choléra. Autant dire que je ne pensais pas en voir dans ma carrière » indique Le Dr Jean-Philippe Antoine, médecin généraliste à Soissons, qui, comme bon nombre de ses confrères, fait le même constat. Chaque semaine, le docteur rencontre environ un cas de patient infecté par la maladie.

Les hôpitaux mettent en place un protocole spécifique

Les praticiens pointent du doigt les difficultés financières des patients au niveau du traitement, les médicaments prescrits étant couteux et non remboursés par la sécurité sociale. 

Face à cette hausse de signalements, les hôpitaux mettent en place un protocole spécifique comme à Soissons où le patient est isolé dans une salle de soins, traité immédiatement avec une lotion et un spray. Le personnel hospitalier met également à sa disposition des vêtements. Toutes ces mesures permettent une limite de la propagation de cette maladie très contagieuse.

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