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Légère hausse de l'accès à une deuxième année d'études médicales après la création de la PACES

La création de la première année commune aux études de santé (Paces), à la rentrée 2010, a été suivie d'une légère hausse du taux d'accès à une deuxième année d'études médicales, à 37%, soit trois points de plus que pour la génération précédente (2009-10), constate la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

La Paces est commune aux études de médecine, d'odontologie, de pharmacie et de maïeutique, rappelle la Drees dans une étude publiée jeudi, consacrée au profil et au parcours des étudiants passés par cette première année.

De plus, six formations paramédicales (dont celle de kinésithérapeute, mais pas celle d'infirmier) ont la possibilité de sélectionner leurs étudiants à partir des épreuves du concours de fin de Paces.

En janvier 2014, 57.745 étudiants étaient inscrits en Paces, dans 30 unités de formation et de recherche (UFR) de France. Les deux tiers étaient inscrits pour la première fois, les autres avaient redoublé.

Parmi les étudiants inscrits pour la première fois en Paces en 2010-11 et ayant validé leur premier semestre, 37% ont intégré une deuxième année d'études médicales en un ou deux ans (seulement 14% dès la première tentative). Ils se sont répartis ainsi : 22% en médecine, 9% en pharmacie, 3% en odontologie, 3% en maïeutique.

Ce taux de 37% dépasse de trois points celui observé sur 2009-10, juste avant la réforme, pour les étudiants de première année de médecine et de pharmacie.

L'augmentation du numerus clausus de médecine (d'environ 100 places entre les années 2009-10 et 2011-12) "ne permet pas, à elle seule, d'expliquer cette évolution", commente la Drees. D'autres raisons ont pu influer, "parmi lesquelles la réorientation plus systématique des étudiants n'ayant pas le niveau requis, en particulier celle intervenant dès la fin du premier semestre".

Alors que les numerus clausus des quatre filières représentent 7% des effectifs de bacheliers scientifiques en Franche-Comté, ce taux tombe à 4% en Languedoc-Roussillon. Mais les auteurs estiment que ces disparités ont "peu d'effets sur le choix du lieu des études". Seuls 11% des inscrits en Paces ont changé de région entre leur bac et leur entrée en médecine, à 60% pour aller dans une région voisine.

DE MOINS EN MOINS D'HOMMES EN ECOLE DE SAGE-FEMME

L'étude montre que la création de la Paces "n'a pas modifié les caractéristiques sociodémographiques des étudiants de première année, dont l'origine sociale est marquée par une sur-représentation des classes favorisées".

Quatre étudiants de Paces sur 10 ont des parents cadres supérieurs ou exerçant une profession libérale, contre trois sur 10 chez les étudiants en général.

L'effet de la sélection varie néanmoins suivant les professions : un enfant de cadre a 2,5 fois plus de chances qu'un enfant d'ouvrier d'entrer en deuxième année de médecine, mais des chances similaires d'entrer en maïeutique.

La Drees signale que depuis la création de la Paces, les étudiants admis en école de sages-femmes "sont désormais presque exclusivement des femmes".

Depuis l'ouverture de ces écoles aux hommes en 1982, les étudiants "sont toujours très majoritairement des femmes", mais le nombre d'hommes avait été multiplié par plus de cinq entre 2005 et 2010, atteignant plus de 10% des effectifs.

"Cette tendance s'est interrompue depuis la réforme de la Paces, les effectifs masculins baissant de plus de moitié à partir de 2011". Parmi les 174 nouveaux inscrits en Paces en 2010 parvenus à intégrer une école de sages-femmes dès la première année, on ne comptait que deux hommes.

La Drees explique qu'avant la réforme, un étudiant de première année de médecine devait choisir sa filière après avoir obtenu son classement aux épreuves du concours. Désormais, "il doit choisir sa ou ses filières d'intérêt avant de passer le concours, chaque filière nécessitant de suivre des cours supplémentaires". "Il est possible que, pour les hommes, le choix de la filière sages-femmes était plus courant a posteriori qu'a priori", estiment les auteurs.

Drees, Profil et parcours des étudiants en première année commune aux études de santé

www.apmnews.com - nc/ab/APM polsan

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