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Les comptes nationaux de la santé en 10 chiffres

Récemment, la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques a publié ses « Comptes nationaux de la santé » pour 2013. Ce document retrace également des éléments sur la structure de la profession.

186,7 milliards d’euros

C’est le montant de la consommation de soins et biens médicaux (CSBM), pour l’année 2013. Cela correspond à 2 843 euros par habitant. Cela comprend les soins hospitaliers, les soins ambulatoires (médecins, dentistes, auxiliaires médicaux, laboratoires d’analyse, thermalisme), les transports sanitaires, les médicaments et les autres biens médicaux (optique, prothèses, petit matériel et pansements). Seules les dépenses qui concourent au traitement d’une perturbation provisoire de l’état de santé sont prises en compte. Ainsi, les dépenses de soins aux personnes handicapées et aux personnes âgées en institution sont exclues. La CSBM représente 8,8% du PIB français en 2013, un pourcentage plutôt stable depuis 2009.

6,8 milliards d’euros

C’est le montant de la consommation des soins infirmiers en ville (infirmières libérales mais également centres de santé). Il s’agit de l’un des postes les plus dynamiques de la CSBM, avec une hausse de 7,2% en valeur par rapport à 2012.

26,2%

C’est la part des soins en ville dans la CSBM, soit 48,9 milliards d’euros. Après une évolution particulièrement faible en 2010 (+1,8%), en raison d’un contexte épidémiologique favorable, la croissance de ces soins, en valeur, a repris en 2011 (+3,6%). Elle a progressé de 3% en 2012, comme en 2013. En termes de volume, la hausse de 2013 est essentiellement due aux soins des auxiliaires médicaux (+4,3%), et en particulier des soins infirmiers.

45,2 ans

C’est l’âge moyen des infirmières libérales. Elles sont à peine plus âgées que les infirmiers salariés (42,6 ans), soit une moyenne d’âge de la profession de 43,3 ans.

26%

C’est la part de la population âgée de 60 ans ou plus, plus élevée que la moyenne (23%), dans les quatre régions, où la densité d’infirmières libérales est la plus élevée (220 pour 100 000 habitants). Il s’agit des régions de Corse, PACA, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées).

16,4%

C’est la part des infirmières libérales au sein de la profession, pour un nombre total d’infirmières de 600 200 en France métropolitaine, auquel s’ajoutent 16 600 infirmières dans les DOM, y compris Mayotte.

6,5%

C’est la croissance annuelle moyenne du nombre d’infirmières libérales, qui est presque deux fois plus rapide que celle des infirmiers salariés (+3,5%).

+0,8%

C’est l’augmentation du prix des soins infirmiers, en raison d’une revalorisation en 2013 après une augmentation de 1,1% en 2012, conformément à l’avenant 3 de la convention nationale de la profession. Ce dernier prévoit une majoration d’acte unique, une majoration de coordination et d’environnement du soin ou encore une revalorisation de l’indemnité forfaitaire de déplacement.

44%

C’est la part des AMI dans les prestations versées par le régime général en 2013 pour les IDELS. Viennent ensuite les AIS (37%), puis les frais de déplacement (19%).

1 à 5

C’est l’écart de densité régionale des infirmières libérales sur le territoire. Les régions du Nord sont, en général, bien moins dotées d’IDELS que les régions du Sud. Par exemple, la Corse compte près de 390 infirmières libérales pour 100 000 habitants, alors que l’Ile-de-France n’en recense que 75. La moyenne nationale est de 146 en métropole.

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