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Les études infirmières : "une question d'organisation"

Ils sont en première, deuxième ou troisième année au sein d’un IFSI lyonnais. Ils veulent devenir infirmier(es). Entre cours et stages, La Passion du Soin a rencontré Aurore Cognard, une étudiante en soins infirmiers de l’IFSI Esquirol de Lyon. 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de devenir infirmière ?

C’est une collègue animatrice lors d’une colonie à l’étranger qui m’a parlé du sujet car elle-même voulait présenter les concours, et je me suis dit que cette profession me convenait tout à fait. Il y une grande palette de possibilités d’exercice : les services ultra pointus, les services en psychiatrie où le relationnel est vraiment très présent, le scolaire, le domicile... Cette diversité fait envie puisqu’on a la possibilité de changer de direction si la lassitude commence à arriver. Ensuite, ce qui rend attrayant ce métier, c’est justement cette combinaison entre technicité et relationnel, ce sont deux notions indissociables : on est au plus près des patients, on les aide dans leur processus de guérison, ou de fin de vie, mais nous sommes présents, on apporte une pierre à l’édifice.

A quel moment t’es-tu décidée à devenir infirmière ?

Je me suis décidée une fois ce séjour fini. Je voulais me réorienter après une CPGE (classe préparatoire pour les Grandes Ecoles) BCPST (biologie, chimie, physique, sciences de la terre) qui ne me convenait pas puisqu’il y avait très peu d’applications pratiques. A la suite de ce séjour, je me suis donc renseigner sur le net quant aux modalités de concours et j’ai tenté ma chance directement. Ce fut un succès !

Dans quels services as-tu effectué tes stages ? As-tu une préférence/un projet ?

J’ai effectué mes stages en crèche, aux post-urgences gériatriques, en EHPAD, en Hôpital de Semaine Médecine Interne et Infectieuse, aux urgences psychiatrique et en SSR Gériatrique avec plusieurs pôles de SSR. 

Une grande palette et de vraies découvertes pour certaines spécialités, les rythmes de travail, les différences de relationnel. La très grande majorité de mes stages m’a convenu ! Cependant, mon projet serait d’être au Bloc. N’étant qu’en deuxième année, j’en ai parlé avec mon référent pédagogique afin d’avoir la possibilité de réaliser un stage là-bas pour savoir si ça me plaît vraiment ou si je m’oriente vers d’autres services qui sont aussi intéressants mais pour d’autres raisons.

Abordons à présent un sujet d’actualité. En mars, la FHP avait décidé d’arrêter de prendre des stagiaires. Quelle a été ta réaction ? Es-tu satisfaite de la situation actuelle ? As-tu des revendications ?

La décision de la FHP, en mars, nous a tous révolté. Sachant que sur un parcours de stage, il y a rarement des étudiants qui échappent au privé, moi la première, c’était un scandale. A l’heure actuelle, la FHP est revenue sur sa décision après une mobilisation générale dans de grandes villes en France. La situation est redevenue « normale » concernant les stages dans le privé. Ces mouvements étudiants ont également permis de faire soulever d’autres problématiques qui sont propres aux ESI et qui seront prises en compte : notamment les questions des bourses FSS et de la revalorisation de nos indemnités de stage. Je pense qu’avoir réussi à mobiliser, en si peu de temps, autant d’étudiants a fait prendre conscience que nous ne restions pas insensibles lorsqu’on nous privait de nos droits.

As-tu des activités en dehors de tes cours ?

J’ai énormément d’activités en dehors des cours, je suis Trésorière du Bureau des Etudiants de mon école, ainsi que Vice Trésorière à la FESIL (Fédération des Etudiants en Soins Infirmiers Lyonnais) qui rassemble les 7 IFSI Lyonnais sous une même bannière afin de faire valoir les droits des ESI, de former les ESI désirant s’impliquer dans la vie associative ainsi que de promouvoir en esprit de cohésion entre les ESI Lyonnais et avec les autres étudiants. Je participe également à l’Hôpital des nounours, association d’étudiants en santé qui recréent un hôpital où des enfants de maternelle viennent faire soigner leur doudou et ainsi découvrir le milieu hospitalier et en avoir moins peur par la suite. Avec tout ça, j’ai un planning bien rempli mais les études le permettent, ce n’est qu’une question d’organisation !

Quels conseils donnerais-tu à des lycéens qui ont envie de passer le concours infirmier ?

Pour les lycéens qui souhaiteraient passer le concours, ce qu’il faut savoir avant c’est no-panic ! Le concours infirmier est certes sélectif, mais il y a la possibilité de passer le concours dans plusieurs écoles, ce qui laisse plus de chances de se voir intégrer dans l’une d’elles. La préparation au concours est comme pour n’importe quel concours, du moment qu’on est préparé et qu’on a travaillé régulièrement, il n’y a pas de raison. Conjugué le Bac avec le concours infirmier n’est pas impossible. C’est une question d’organisation. Il faut répartir son temps entre révisions du bac et entraînement aux écrits infirmiers. Les tests psychotechniques ne sont pas compliqués en soi, il faut juste en faire régulièrement, et comprendre les corrections des exercices.

Après une fois les écrits passés, il faudra savoir donner ses motivations propres pour devenir infirmière, et montrer qu’on a une vision réaliste du métier (horaires, fatigue, charge de travail…) et normalement il ne devrait pas y avoir de problème pour la suite !

Merci à Aurore pour son témoignage.

Futurs étudiants en soins infirmiers, entraînez-vous ; le concours vous paraîtra familier le jour J. La clé de la réussite est de bien s'organiser, donc bon courage à tous !

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