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Les logiciels pour l'aide à l'autodiagnostic peu fiables

Les logiciels et applications destinés aux particuliers pour l'aide à l'autodiagnostic et à la prise de décision semblent peu fiables, selon une étude américaine publiée par The British Medical Journal (BMJ).

Le grand public utilise de plus en plus internet pour rechercher des informations sur son état de santé et, depuis quelques années, des applications mobiles se développent pour proposer une aide au diagnostic et à la prise de décision.

Ces logiciels utilisent des algorithmes, posant toute une série de questions à l'utilisateur sur ses symptômes, et proposent une liste de diagnostics possibles, ainsi que des conseils sur la nécessité, ou non, de consulter en urgence, indiquent Hannah Semigran de la Harvard Medical School à Boston et ses collègues.

Ces logiciels peuvent avoir un intérêt, en aidant les patients à identifier des symptômes et à rechercher une aide médicale en cas de problème vital, comme un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC), ou à les rassurer en cas de problème mineur.

Mais ces logiciels utilisent des algorithmes différents et leur performance n'a pas été évaluée de manière rigoureuse.

Les chercheurs ont testé 23 logiciels de contrôle des symptômes disponibles en anglais, leur soumettant 45 tableaux cliniques standardisés fréquents et moins fréquents, répartis en trois catégories : soins urgents requis (embolie pulmonaire, par exemple), soin médical non urgent (otite moyenne) et soins à faire soi-même (infections respiratoires virales).

Pour l'évaluation de 770 patients simulés, les logiciels ont permis de donner en premier le bon diagnostic dans 34% des cas (24% des soins urgents, 38% des soins non urgents et 40% des soins à faire soi-même) et de mentionner le bon diagnostic parmi une liste de 20 diagnostics possibles, dans 58% des cas.

Les conseils donnés pour le recours aux soins étaient appropriés dans 57% des cas, allant de 33% dans le cadre des soins à faire soi-même à 80% dans celui des soins urgents et 55% pour les soins non urgents.

Ces résultats montrent que les logiciels d'analyse des symptômes donnent le plus souvent un diagnostic erroné et des conseils de recours aux soins prudents, incitant les patients à consulter pour des problèmes qu'ils pourraient gérer eux-mêmes, commentent les chercheurs.

Il est nécessaire de surveiller ces outils et de continuer à les évaluer pour savoir s'ils peuvent réellement aider les patients à prendre de meilleures décisions pour leur santé, ajoutent-ils.

(BMJ, édition en ligne du 8 juillet)

www.apmnews.com - ld/vl/APM

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