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Mise en examen d'une aide-soignante du CHU de Lille pour tentative d'homicide et empoisonnement

Une-aide soignante du CHU de Lille a été mise en examen vendredi pour tentative d'homicide et empoisonnement sur des patients, a révélé samedi le quotidien La Voix du Nord.

La direction du CHU a confirmé la mise en examen d'une "professionnelle de santé" dans un communiqué diffusé samedi, en précisant que "cette décision est l'aboutissement d'une enquête menée conjointement avec les services de police".

"Grâce à la vigilance des professionnels de santé, des comportements inadaptés ont été rapidement constatés dans un service de soins" et "une enquête interne a été immédiatement diligentée pour identifier les origines de ces comportements", a-t-elle rapporté.

Au vu des éléments issus de cette enquête interne, elle a décidé de déposer plainte, ce qui a permis aux services de police de mener une enquête judiciaire et d'aboutir "rapidement" à une mise en examen.

Le CHU ne donne pas davantage de précisions sur les faits et la professionnelle afin de "respecter la présomption d'innocence".

Il souligne néanmoins que "les patients hospitalisés dans ce service de soins n'ont connu aucune altération de leur état de santé concomitant à la constatation des comportements inadaptés".

La Voix du Nord précise que l'aide-soignante, âgée de 45 ans, travaille au service endocrinologie. Fin 2014, la direction se serait inquiétée de plusieurs dysfonctionnements et l'enquête interne aurait orienté les soupçons vers des comportements volontaires.

Après le dépôt de plainte en février par la direction, les enquêteurs de la Sûreté de Lille auraient mis en évidence des faits s'étant déroulés fin 2014 sur quatre ou cinq patients, essentiellement des personnes âgées, explique le quotidien en évoquant "une perfusion dévissée, une tubulure enlevée, une injection de produit inadapté".

Selon une source citée par La Voix du Nord, l'aide-soignante était en conflit avec la direction et des collègues. "Le but de ces actes était semble-t-il de se venger en désorganisant le service et en créant un climat de suspicion", ajoute-t-elle.

Le quotidien indique que l'aide-soignante, défendue par Me Samia Khiter et n'ayant jamais eu affaire à la justice auparavant, a été laissée libre, sous contrôle judiciaire. Elle se défend de toute intention malveillante et rappelle qu'elle est aide-soignante depuis 23 ans.

"A demi-mot, elle admet tout au plus des gestes maladroits, laissant dans un filet de voix planer l'éventualité d'une ambiance délétère dans le service", note La Voix du Nord. L'aide-soignante explique qu'il y avait des gestes qu'elle ne pouvait plus faire, qu'elle avait demandé de l'aide mais qu'on ne l'a pas entendue ni soutenue.

Elle évoque une opération du dos, des problèmes personnels qui l'ont diminuée, "une accumulation depuis deux ans".

www.apmnews.com - cb/nc/APM polsan

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