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Morts des 3 nourrissons à Chambéry : les premiers résultats

Suite à l’ouverture de l’enquête sur les 3 prématurés qui ont trouvé la mort début décembre à l’hôpital de Chambéry, les premières analyses des poches ont été révélées.

Chloé, Théo et Milie sont décédés les 6, 7 et 11 décembre 2013 dans le service de néonatalogie de l'hôpital de Chambéry.  Un quatrième bébé a été sauvé in extremis, quelques jours avant Noël. D’après l'hôpital, les nourrissons ont manifesté les symptômes d'un choc septique, un trouble grave de la circulation sanguine dû à une infection.

Une enquête a été ouverte

Après une désinfection complète du service qui met hors de cause l’hôpital, l’enquête se concentre aujourd’hui sur les poches de nutrition prénatale qui alimentaient les nourrissons. Les produits en cause sont des poches de nutriments fabriquées par le laboratoire Marette, qui fournit également de nombreux autres hôpitaux.

« Le laboratoire Marette qui a procédé à la fabrication doit respecter un certain nombre de bonnes pratiques, il nous faudra donc vérifier dans un premier temps que l'ensemble de ces prescriptions ont bien été respectées. Nous n'excluons aucune piste et nous serons vigilants quant à la recherche d'éventuelles défaillances dans toute la chaîne de fabrication, de transport, de stockage et d'administration de ces poches de nutrition » a expliqué le procureur en évoquant « un dossier complexe ».

C'est l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé qui est habituellement en charge des contrôles sur les sites de production des poches alimentaires. Elle avait d’ailleurs déjà contrôlé le laboratoire Marette. « Le dernier contrôle, en juillet 2013, n'avait fait apparaître aucune difficulté » a indiqué le procureur. 

Des premiers résultats inquiétants

Les premières analyses du laboratoire sont tombées et ont été annoncées par le procureur de Marseille lors d’une conférence de presse mardi après-midi. « Nous avons six poches de nutrition analysées à l'hôpital qui s'avèrent contaminées par une bactérie [...] Trois de ces six poches étaient sous scellés, fermées, non ouvertes et s'avèrent néanmoins contaminées par un germe rare, difficile à identifier »

Le père d'un des nourrissons morts a indiqué à l'AFP que les poches contaminées venaient d'un lot de 137 poches, dont 102 ont été détruites ou utilisées.

Selon Marisol Touraine, les poches d'alimentation incriminées ont été contaminées par « un seul et même germe d'origine environnementale ». C'est ce que révèlent les souches isolées dans trois laboratoires régionaux : le laboratoire de l'hôpital de Chambéry, celui de l'hôpital Herriot à Lyon et un laboratoire à Montpellier. 

Suspension de la production du laboratoire

La ministre des Affaires sociales et de la Santé a « demandé au laboratoire Marette de retirer l'ensemble des poches stockées dans les locaux actuellement » et « d'interrompre sa production ». Tandis que la ministre tenait sa conférence, l'Institut Pasteur a précisé que le germe était « une entérobactérie de l'environnement, une nouvelle espèce non décrite à ce jour et qui n'a pas encore de nom ».

Mi-décembre, l'hôpital de Chambéry s'était déjà retrouvé au cœur d’un scandale après la mise en examen d'une aide-soignante soupçonnée d'avoir empoisonné et tué 6 pensionnaires d'une maison de retraite de Jacob-Bellecombette et tenté d'en empoisonner 3 autres. La maison de retraite dépend du centre hospitalier de Chambéry.

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