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Pharmaciens, dentistes, infirmiers … Les professions libérales en colère

Médecins, dentistes, infirmiers ou encore pharmaciens sont appelés à garder portes closes ce mardi 30 septembre 2014, en réponse à un projet de réforme des professions réglementées. Des gardes seront assurées dans les pharmacies où une forte mobilisation est attendue.

Médecins, dentistes, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes, mais aussi avocats et notaires : la liste des professions en grève ce mardi est longue. Pour riposter au projet de loi sur la déréglementation des professions libérales, l’Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL) appelle à une « journée sans professionnels libéraux », le mardi 30 septembre 2014.

« Le mouvement de ce mardi est tout à fait légitime, je le respecte, mais c'est une manifestation contre des idées préconçues d'un projet qui n'a jamais été le mien », explique Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, soulignant qu'il y a « beaucoup de fausses idées qui circulent sur ce projet ».

Les pharmaciens très mobilisés, près de 100 % des officines fermées

Neuf pharmacies sur dix devraient être fermées ce mardi 30 septembre, estime la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF), syndicat majoritaire.

« A Lyon, à Nanterre et à Neuilly, 100 % des pharmacies seront fermées. À Metz, on s’en approche et à Paris, on est dans les 90 %. Je n’avais jamais vu ça de ma vie. La dernière grande grève des pharmaciens remonte à 1988 », a déclaré à Europe 1 Eric Myon, secrétaire national de l’Union Nationale des Pharmacies de France (UNPF).

Contre l’ouverture du capital à des investisseurs extérieurs

« Nous sommes contre l’ouverture du capital des officines à des investisseurs extérieurs » a déclaré Françoise Broutin, pharmacienne aux Hautes Roches à Pierre Bénite (Rhône), en grève ce mardi. « Cela conduira à la fermeture de certaines officines jugées non rentables ».

Le projet d’autorisation de la vente de certains médicaments sans ordonnance en grande surface fait également polémique : « la sécurité des médicaments, le conseil et le suivi sont assurés dans les pharmacies et pas en grande surface ».

10 à 20 pharmacies par département seront néanmoins réquisitionnées par les ARS pour assurer un service minimum en cas d’urgences.

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