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Prévention des risques d’infection : les IDEL peuvent mieux faire

Les infirmiers libéraux peuvent mieux faire en matière d’hygiène. Tel est le constat de l’enquête publiée par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Selon l’institut de veille sanitaire, seulement 3% respectent les règles d’hygiène des mains et moins de 10% celles sur les déchets d’activités de soins à risques infectieux (Dasri).

Le 18 février 2014, le BEH a publié une enquête, réalisée par questionnaire auprès de 883 infirmiers libéraux de Seine-et-Marne. Il en ressort que seuls 8,7% des IDEL interrogés « observent toutes les exigences légales en matière de gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux », et 54% sont à jour sur les vaccins, tels que la coqueluche, la rougeole, l’hépatite B, entre autres.

Concernant l’hygiène des mains, à peine la moitié, soit 45%, déclarent se les laver systématiquement avant chaque visite. Si 82% utilisent uniquement du gel hydro-alcoolique, 77% veillent à ce que celui-ci soit virucide.  Bien que les bijoux et ongles soient des facteurs de risque de la colonisation des mains par des bactéries, seulement 37% assurent ne porter aucun bijou, 5 % infirmières portent des faux ongles, et 52% ont des « ongles courts et sans vernis ».

Un peu moins du tiers porte systématiquement des gants.

Un peu moins du tiers des IDEL interrogés (29%) porte systématiquement des gants, même si tous - ou presque (98%) - ont en permanence une paire à usage unique dans leur sacoche, 23% possèdent des tabliers à usage unique et 64% des masques de protection. « Le manque d’utilisation des tabliers à usage unique est inquiétant au regard de la transmission croisée de Clostridium difficile (…) Le port des gants permet de protéger l’opérateur du risque lié au contact avec du sang ou d’autres liquides biologiques », indique le BEH, « il permet aussi de protéger le patient lors des soins aseptiques ». 

L’enquête révèle que le tiers des IDEL interrogés a déjà été exposé au sang, durant des soins, mais que seuls 27% disposaient d’un produit conforme pour nettoyer la plaie après l’accident d’exposition au sang (AES). Or, détenir ce produit, souligne le BEH, est une « mesure faisant partie des précautions standard ». 

1% des IDEL a accès au compte-rendu d’hospitalisation de leurs patients.

L’enquête met le doigt sur un autre problème : l’accès au compte-rendu d’hospitalisation des patients. 1% des IDEL - très faible part – a accès au compte-rendu d’hospitalisation de leurs patients. Au total, 88% ne sont pas informés lorsque le patient est porteur d’une bactérie multi-résistante. L’enquête souligne donc un plus gros souci : la communication entre les services.

Pour expliquer ces chiffres inquiétants, l’enquête témoigne d’un environnement de travail mal géré, « les patients n’ayant pas souvent conscience de la nécessité d’un environnement adapté aux soins », mais aussi d’un équipement mal adapté.

Dernier constat, mais pas moins important, la faible rémunération des IDEL, parallèlement aux frais engagés en termes d’équipements nécessaires.

L’enquête a été mise en place pour améliorer la qualité des soins et la sécurité. Est-ce le même constat partout en France ? L’enquête ne le dit pas mais les chiffres alarmants parlent d’eux-mêmes… 

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