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Reconversion : Itinéraire d'une future infirmière

Ils sont salariés, commerçants ou encore cadres, mais beaucoup décident de tout recommencer à zéro, pour devenir infirmier/infirmière. Ils sont prêts à renoncer à une vie tranquille et un salaire plutôt confortable. Un choix surprenant mais un choix humain. Salariée de la grande distribution, Solenne a décidé de changer de voie pour devenir infirmière et se consacrer aux autres. Soutenue par sa famille, cette maman de deux enfants en bas âge a choisi la reconversion pour exercer un métier qui lui plaît, et ce, depuis le lycée. 

1. Bonjour Solenne, peux-tu te présenter ?

J’ai 28 ans, je suis mariée et j’ai deux enfants. Salariée de la grande distribution, j’ai fait le grand saut cette année, en me décidant à passer le concours d’IDE, dans l’optique, peut-être, de le repasser encore deux ou trois fois. Finalement, pour mon plus grand bonheur, la première a été la bonne.

2. A quel moment as-tu voulu devenir infirmière ?

J’y avais déjà pensé en classe de terminale, mais ma prof principale (très diplomate) m’avait ri au nez, en me disant, que pour faire cela, je n’étais pas du tout sur la bonne voie (j’étais en L), et que je n’aurai pas le niveau en matières scientifiques. Elle était parvenue à me dissuader, et, peu confiante en moi, je n’étais pas assez mûre, à l’époque, pour « taper du poing » sur la table.

3. Pourquoi veux-tu le devenir ?

J’ai un réel besoin d’exercer un métier centré sur l’humain et le « curare », dans le sens étymologique du terme, c’est-à-dire, « prendre soin », au sens large du terme. Etre au service de l’humain et de l’autre en général, tout en pouvant me renouveler facilement, faire évoluer mes pratiques.

4. Quand as-tu passé les concours écrits ?

C’était le mercredi 12 mars 2014.

5. Pour l’oral, comment t’es-tu préparée ?

Je suis allée dans une librairie acheter deux livres choisis pour leur éditeur réputé sérieux. Chaque soir, je me gardais entre 10 et 30 minutes pour les bouquiner, une fois les enfants au lit et la maison rangée. Par ailleurs, je suis devenue une accro de l’information grâce à plusieurs applications téléchargées, qui me permettaient d’être toujours au courant de tout, partout. Je les consultais trois à quatre fois par jour.

6. Et pour les écrits ?

De manière à peu près similaire, mais je gardais un peu plus de temps pour les tests psychotechniques, car c’était mon point faible. J’ai commencé à travailler le concours fin janvier, pour étaler le travail, sans me prendre la tête, en ne dramatisant pas si je ne réussissais pas à bosser tous les jours. Entre mon boulot, les enfants, et la maison, tous les à-côtés, je n’étais pas toujours d’attaque.

7. Connais-tu des infirmiers ou aides-soignants dans ton entourage ?

Oui, il y a plusieurs soignants dans ma belle-famille et dans mes amis, mais ils ne savaient rien de mon projet. Je ne souhaitais pas en parler tant que je n’avais pas les résultats.

8. Pourquoi avoir choisi l’IFSI de Périgueux ?

Pour sa proximité de mon domicile, tout d’abord. Avec deux enfants en bas âge, je voulais éviter de m’éloigner pour pourvoir être auprès d’eux et de mon mari, tous les soirs. Et aussi, parce que toutes les personnes qui y sont passées semblent s’accorder sur le sérieux et l’organisation de cet IFSI.

9. Ta famille te soutient-elle ?

Oui, et c’est un aspect essentiel car j’ai grand besoin d’eux.

10. Y a-t-il une spécialité que tu vises ?

Pour le moment, je préfère ne pas me projeter dans quoi que ce soit, afin d’arriver sur le terrain sans idée préconçue, sans préjugé non plus. Je sais d’expérience que, dans quelque sens que ce soit, on peut changer d’avis, rien n’est figé, les goûts évoluent avec l’âge et le vécu.

Nous remercions Solenne pour ce témoignage et lui souhaitons bon courage, comme à tous les nouveaux étudiants en soins infirmiers !

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