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Réduction de 15,5 postes à l'hôpital de Tarbes

Un projet ministériel préconise la suppression de 15,5 postes de soignants – infirmiers et aides-soignants – au sein de l’hôpital de Tarbes. Les syndicats de la CGT ont appelé à un rassemblement du personnel mardi 24 juin.

Après quatre mois à l’hôpital de Tarbes, l’ANAP (Agence Nationale d’Appui à la Performance des Établissements de santé et médico-sociaux) a rendu son lourd verdict.  Pour réduire le déficit de l’établissement, 15,5 postes d’infirmiers et d’aides-soignants doivent être supprimés.

Selon Christian Dutrey, le secrétaire général de la CGT, « pour le personnel, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Ces suppressions de postes sont « une catastrophe pour le personnel qui est extrêmement fatigué. Chaque jour, leurs congés, leurs repos, et leurs roulements sont remis en cause ». 

« Pour la première fois, on s’attaque frontalement au personnel soignant ».

Ces préconisations de l’ANAP, missionnée par le ministère de la Santé, s’attaquent, pour la première fois, directement au personnel soignant. « Depuis une dizaine d’année, le centre hospitalier voit décroître ses effectifs au motif que nous ne sommes pas assez rentables, que nous sommes trop nombreux et que nous ne travaillons pas assez. Pour la première fois, on s’attaque frontalement au personnel soignant, après avoir essoré le personnel administratif et technique », déplore Christian Dutrey.

Le rapport de l’ANAP a conclu que le centre hospitalier de Tarbes, dont le déficit cumulé se chiffre à 23 millions d’euros, ne reviendrait pas à l’équilibre avant 2018-2020. « Dans ce contexte, il est inconcevable de penser à un plan d’investissements avant 2020. Notre rénovation est compromise, et encore plus le projet d’hôpital commun »

Le retour à l’équilibre ne devrait pas se faire avant 2020.

Le secrétaire général de la CGT s’inquiète du fait que l’Etat se préoccupe davantage de l’aspect financier que de l’aspect humain. « Aujourd’hui, on ne parle plus de l’intérêt des patients mais avant tout de l’intérêt financier ». Il a donc appelé à un rassemblement du personnel,  le mardi 24 juin, dans le hall de l’hôpital, « pour décider ensemble des modalités d’actions pour stopper ces licenciements »

A priori, les services en danger concerneraient : 

 - 2 équivalents temps plein en neurologie (1 poste d’infirmière, 1 poste d’aide-soignant),

 - 4 équivalents temps plein le week-end (1 poste d’infirmière, 3 postes d’aide-soignant),

 - 2,3 équivalents temps plein en dialyse (1,8 poste d’infirmière et 0,5 poste d’aide-soignant),

 - 6 équivalents temps plein aux blocs,

 - 1,2 équivalent temps plein à la stérilisation.

De plus, le retour à l’équilibre ne devrait pas se faire avant 2020.

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