Bienvenue

Self-défense dans les urgences

Plus d’un mois après la polémique de l’insécurité dans les hôpitaux, le CHU de Limoges propose à son personnel des formations d’autodéfense. Depuis le début de l’année une douzaine d’agressions physiques ou verbales ont déjà eu lieu dans cet hôpital. Les soignants ont décidé de réagir…

La dernière agression a eu lieu fin août, lorsqu’un couple de jeunes très alcoolisés a agressé deux aides-soignants et détruit du matériel. Suite à leur interpellation, ils ont été jugés par le tribunal correctionnel et ont été condamnés à une peine de 6 mois de prison.

Dans les mêmes temps une infirmière a été rouée de coups dans le Centre Hospitalier de Valenciennes, un patient a menacé le personnel hospitalier de Bourgoin Jallieu avec un couteau de boucher et un infirmier des urgences a été blessé par arme blanche à Marseille.

81% des infirmiers se déclarent préoccupés par la violence potentielle sur leur lieu de travail. 38% se disent fréquemment victimes de violences verbales, 20% sont régulièrement confrontés à des menaces ou intimidations et 8% à des violences physiques. 

Un acte qui n’est donc pas isolé et qui a fait réagir le personnel hospitalier de Limoges. Une formation de self-défense a donc été mise en place, financée par l’hôpital et devenue obligatoire pour tous.

Face à la montée de la violence dans les hôpitaux, les sports de combat deviennent de plus en plus prisés par les soignants

Au programme : entraînement sur des tapis avec des couteaux en bois et des boucliers en plastique. Cette formation est dispensée par Jean-Marc Néel, médecin et spécialiste des arts martiaux.        

« On est là pour neutraliser une personne avec ce que l'on a autour de nous, ça peut être une chaise, ça peut être un drap. On peut avoir affaire à un patient qui est entré à l'hôpital avec une arme blanche » indique le professeur à l’antenne d’Europe 1.

Il s’agit donc pour les médecins, infirmiers, aides-soignants, qui travaillent au service des urgences, d’apprendre à se protéger. Face à la montée de la violence dans les hôpitaux, les sports de combat deviennent de plus en plus prisés par les soignants. Une formation qui rassure le personnel, comme Laurette : « On ne sait pas forcément comment réagir face à la violence. D'autant plus qu'on n'est pas là pour ça. J'irais plus sereine en sachant que je vais pouvoir me protéger, pas me défendre, mais du moins me protéger »

Un concept qui risque de se développer massivement et rapidement dans les hôpitaux victimes de violences régulières.

0 commentaire

Déjà inscrit

 Se souvenir de moi

Pas encore inscrit ? Rejoignez La Passion du Soin !

 J'accepte les conditions générales d'utilisation de La Passion du Soin

A lire aussi

Ca y est, le site est lancé ! Après plus de 6 mois de développement, La Passion du Soin est officiellement en ligne. Voici une petite présentation afin de mieux vous orienter sur le site.