Bienvenue

Suppression d'un poste infirmier : les infirmières des urgences de l'hôpital de Neuilly s'indignent

Les urgences de nuit de l’hôpital de Neuilly sont en grève depuis le mercredi 26 mars. Ce mouvement fait écho à la suppression d’un poste infirmier de nuit.

Une vingtaine d’infirmières du centre hospitalier Courbevoie-Neuilly-Puteaux ont entamé une grève, d’une durée illimitée, le 26 mars, après la suppression d’un poste infirmier de nuit au sein des urgences du site de Neuilly-sur-Seine. 

Cette réorganisation nocturne, effective depuis fin 2012, intervient après l’ouverture d’un nouveau service d’urgences pédiatriques. Les infirmières de ce service s’indignent de ce remaniement. Actuellement, seules quatre infirmières assurent la gestion des cinq nouveaux box pédiatriques, en plus des urgences adultes et d’une unité d’hospitalisation de courte durée.

« Nous prenons en charge 50 patients par nuit ».

Le 24 mars, la direction de l’hôpital de Neuilly-sur-Seine a décidé de réduire ses équipes de nuit de quatre à trois équivalents temps plein, après 22h. Cette suppression du poste infirmier du service pédiatrique se justifie par la fin de la période hivernale et de son lot d’épidémies pédiatriques. La même décision avait déjà été prise l’an dernier.

L’équipe infirmière, suite à cette décision, ne décolère pas et pointe le risque d’une prise en charge réduite pour les patients les plus fragiles (enfants et personnes âgées). « Nous prenons en charge 50 patients par nuit, s’insurge leur porte-parole. Il suffit qu’on nous appelle pour une "réa" et deux d’entre nous se retrouvent mobilisées pendant une heure. La troisième doit gérer seule le service ». Avec une augmentation du nombre de passages aux urgences de 27% en six ans, les grévistes s’attristent de la situation. « Ouvrir le service des urgences pédiatriques était une bonne idée à l’époque. Mais avec une réduction d’effectifs, nous sommes dans un prestige de façade au détriment de la qualité des soins ».

Les infirmières mettent en avant l’insécurité croissante de leur travail.

Face à cette situation, les infirmières mettent en avant l’insécurité croissante de leur travail. « Depuis 2007, l’effectif est resté constant alors que la fréquentation augmente ! Nous aimons notre métier, notre service. Nous sommes ici pour prendre soin des patients et c’est pour cela que nous lançons cette grève. Cette suppression de poste met en danger les patients, aussi bien adultes qu’enfants ». Quatre plaintes ont été déposées pour agression ces trois derniers mois. L’une d’entre elles a d’ailleurs dû s’arrêter 10 jours pour incapacité totale de travail après avoir reçu un coup de poing à la mâchoire.

Le mouvement n’a pas été suivi par les médecins, qui se disent « étonnés du caractère brusque » de ce conflit. Pendant la grève, le service continuera de fonctionner, mais au ralenti. Les ressources humaines et la direction des soins tentent actuellement de négocier une issue favorable.

0 commentaire

Déjà inscrit

 Se souvenir de moi

Pas encore inscrit ? Rejoignez La Passion du Soin !

 J'accepte les conditions générales d'utilisation de La Passion du Soin

A lire aussi

Chaque année, 9 millions de personnes dans le monde contractent la Tuberculose. 3 millions d’entre elles ne reçoivent pas les soins dont elles ont besoin. A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la Tuberculose, le 24 mars 2014, il s’agit d’appeler tous les partenaires à contribuer aux approches innovantes qui garantissent à toute personne atteinte d’avoir accès au diagnostic, au traitement et à la guérison.